Dragon Ball Z : Attack of the Saiyans est sorti sur console Nintendo DS le 29 avril 2009 au Japon et en octobre de la même année en France. C’est un RPG édité par Bandai Namco et développé par le studio Monolith, que l’on connaît pour de grands RPG comme la série Xenosaga, Baten Kaitos ou encore Xenoblade sur Wii.

Scénario et adaptation française

Le scénario reprend une partie de l’histoire de l’anime et plus précisément de la fin de la série Dragon Ball (le combat contre Piccolo) jusqu’à la fin de la saga des Saiyajins de Dragon Ball Z (victoire sur Vegeta). C’est donc un scénario très court, qui paraît sans un brin d’originalité et que les fans ne connaissent que trop bien. Cependant, il y a beaucoup de trames du scénario qui sont totalement inédites ! C’est donc une très bonne surprise, qui donnera un certain engouement jusqu’alors inexistant tant nous connaissons l’histoire originale par cœur. On retrouve un certain humour de temps à autre bienvenu pour varier les plaisirs.

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La traduction française est correcte, quelques fautes dans la traduction sont visibles ; comme par exemple un caractère remplacé par un « ? » mais qui ne gêne pas trop le cours du jeu. Mais il faut admettre que c’est inadmissible pour une traduction « professionnelle ». On a aussi parfois l’impression que certains dialogues manquent un peu d’âme…

Graphismes et fluidité

C’est un des points forts du jeu, mais qui possède quand même avec quelques points noirs ; je m’explique :

On évolue dans un environnement en fausse 3D, mais qui est vraiment d’une beauté agréable pour un jeu DS ; avec des détails (surtout dans les environnements naturels) sans un pixel de travers, et des couleurs et effets de luminosité qui rendent le tout harmonieux. L’univers assez coloré fait un peu penser à Chrono Trigger. Le problème, c’est que dans ce monde si beau, se trouvent des personnages assez laids et d’une taille minuscule.

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Le contraste est vraiment frappant ; même si on peut s’étonner de voir ces quelques pixels qui servent de personnages si détaillés. Mais bon, on aurait quand même préféré des personnages plus grands, que diable ! Beaucoup d’autres RPG sur cette machine ont réussi à sortir d’assez bon résultats en la matière…

En combat par contre, c’est beaucoup mieux. Le character design est très soigné ; de plus on trouve des monstres assez loufoques, à l’image des Dragon Quest. Les attaques sont toutes animées et certaines sont vraiment impressionnantes (la machine est capable de nous sortir ça ? Eh bien oui!). Les effets d’énergie sont aussi beaux que le reste.
Le jeu est fluide et sans ralentissements…

Musiques et buitages

Les musiques sont correctes et ne prennent pas le tête, elles se fondent dans le jeu. Mais elle ne marquerons pas l’Histoire… Les bruitages et les voix des personnages sont bien réalisés et pour une fois ne font pas crasher les pauvres enceintes de la DS. Les bruitages lors des coups et attaques spéciales sont eux aussi plus que corrects. Encore une fois, certains fans pourront être frustrés de ne pas retrouver les musiques originales de l’anime.

Gameplay / Jouabilité

Nous sommes en présence d’un RPG au tour par tour et avec 3 personnages au combat simultanément au maximum ; mais il y pas mal de subtilités. On peut aisément s’apercevoir (en ce qui concerne les amateur de RPG), que beaucoup de choses semblent êtes tirées d’autres RPG. Entrons dans les détails:

Premièrement, rien n’est jouable au stylet seul les dialogues sont passables ainsi ; ce qui est dommage pour un jeu DS… Mais ce n’est pas dérangeant.  L’écran du haut sert à afficher vos déplacements dans l’environnement et à afficher les combats.

L’écran du bas sert dans l’environnement à voir les objets dont vous êtes équipés et en combat, il sert à afficher les différentes commandes. En combat, vous pourrez choisir entre attaque, défense, utiliser un objet, utiliser une attaque spéciale puisant dans votre ki (points de magie), utiliser vos attaques ultimes (une fois votre barre de furie à fond), fuir, ou encore échanger un de vos combattants contre un de la réserve (et cela instantanément et sans perdre un tour, ce qui est vraiment plaisant dans les moments critiques). Mais une fois un personnage KO, celui-ci ne pourra être remplacé qu’une fois ressuscité. De plus, il est à noter qu’une fois tous vos personnages de premier plan KO, il seront remplacés par ceux en réserve, ce qui est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle.

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Les attaques spéciales consomment plus ou moins de ki selon leur puissance. Elles peuvent être des attaques physiques ou des attaques aux rayons d’énergies ou encore un mix des deux. Mais on a aussi dans ces spéciaux de quoi monter une ou des stats de votre personnage (puissance d’attaque, précision, défense) comme le kaïoken par exemple, mais seulement pour quelques tours et parfois avec des retombées (confusion, puise dans votre vie, etc.). Mais on trouve d’autres choses assez originales comme la morsure du soleil permettant de fuir, ou encore le mafuba qui emprisonne votre ennemi dans un autocuiseur. Plus vous affaiblirez votre ennemi, plus cela sera efficace (un peu comme des Pokéballs donc). Certaines autres attaques, extrêmement puissantes, vous rendent entièrement vulnérable pendant les quelques tours où celles-ci se chargent.

Ce qu’il y a d’original avec toutes ces attaques spéciales, c’est qu’elles ont des niveaux. Ces niveaux, vous pouvez les faire augmenter grâce à des points de compétence que vous recevez à chaque fin de combat en même temps que vos points d’expérience. Il faut un certain nombre de point de compétence pour faire augmenter le niveau d’une attaque, et c’est vous qui choisissez à n’importe quel moment du jeu (sauf en plein combat) ce que vous voulez faire augmenter. Encore une chose, avec ces points de compétence, vous pouvez également apprendre de nouvelles techniques ! Pour cela, soit vous lui attribuez les points pour la débloquer; soit il vous sera nécessaire de faire monter de niveau telle ou telle technique pour la rendre disponible.

Il est à noter qu’à côté de cela, vous pouvez aussi utiliser ces points de compétence pour augmenter vos statistiques : plus de vie, de précision, de puissance, de ki, etc. ce qui pourra parfois vous plonger dans certains dilemmes « humm… Je monte ma défense ou je monte le niveau de cette attaque ?»

Les attaques que vous montez de niveau seront certes plus puissantes, mais vous coûteront beaucoup plus de ki, ce qui laisse encore plus de place à la réflexion. Pendant les combats, vous remarquerez qu’une barre se remplit lorsque vous donnez des coups ou en recevez. C’est une barre de furie, et lorsqu’elle est pleine, « Furie! » s’affiche. Lorsque plusieurs personnages auront cette barre pleine, vous pourrez faire une attaque en coopération à 2 ou 3 personnages pour un effet dévastateur ! Comment sait-on quelles sont les attaques en coopération disponible ? Eh bien c’est un peu du pif ; c’est à vous de les trouver, même s’il y a une bonne part aussi en fonction des affinités que l’on connaît bien dans la série. Des notes que l’on trouve tout au long de sa route donnent quelques indications bienvenues.

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Continuons avec le mode furie. Celui-ci est nécessaire pour effectuer une attaque ultime dévastatrice, mais cette fois en solo. En plus de la nécessité d’avoir cette barre pleine, du ki sera nécessaire (tout comme les attaques en coopération et spéciales en fait…). Donc là aussi on sera devant un dilemme : lancer une de ses attaques ultimes ou une en coopération ? (dont le niveau de puissance peut être supérieur… ou non en fonction de l’attaque choisie).

Au début de chacun de vos tours, vous récupérerez un peu de points de vie, ce qui est assez utile.  A la fin de chaque combat, vous gagnez du fric, des points d’expérience et des points de compétence. Les personnages non combattants gagnent environ un quart des points. Lorsque l’on monte en niveau, on récupère la totalité de ses points de vie et de ses points de magie, comme dans les Paper Mario, et vous pourrez attribuer 2 points supplémentaires dans les stats que vous désirez, ce qui fait beaucoup penser à la série des Mario et Luigi RPG.

Pour continuer sur cette ressemblance, lors des combats, vous pourrez vous protéger en appuyant au bon moment sur le bouton correspondant à votre personnage, réduisant parfois considérablement les dégâts subis ; le réflexe sera donc de rigueur ! Cependant, si vous n’appuyez pas au bon moment, vous ne pourrez plus du tout vous protéger. Parlons de l’inventaire ; celui-ci est commun et illimité. Pour ce qui est des équipements, vous devrez les attacher à vos personnages via le menu. Vous pourrez aussi attacher deux accessoires montant des stats ou ayant des caractéristiques plus ou moins intéressantes. Cependant attention, à chaque début de quête, vous devrez ré-équiper vos personnages, ce qui peut être assez enquiquinant par moments.

Vous récupérez vos points de vie et votre ki en sauvegardant. Cela peut être pratique pour les petits malins qui veulent faire du level up sans s’embêter autour du point de sauvegarde.
Sur la carte, vous déplacez un pointeur sur le lieu où vous voulez aller ; ainsi, pas de combats ni de marche et ce n’est pas plus mal. Un peu comme dans la série des Shin Megami Tensei entre autres. Dans le menu, vous avez une icône représentant une boule de cristal. Ce mode vous permet de voir un bestiaire des monstres déjà rencontrés, cela affiche leurs points de vie, l’argent qu’ils rapportent en les éliminant, ainsi que les points d’expérience et de compétence que l’on gagne.

Dans ce mode, seront affichées les quêtes en cours et déjà réalisées. Autre chose bien pratique, ce sont les attaques en coopération trouvées (pratique pour ceux qui ont une mémoire de poisson rouge), mais il est également donné un indice sur celles non trouvées comme je le disais tout à l’heure. Concernant les objets, ils sont bien pensés également. Par exemple, certain rendent l’intégralité des points de vie et de ki, mais en contrepartie, anéantiront votre barre de furie. Le côté stratégique est bien travaillé donc. De plus, il est important de préciser qu’à part si l’on fait du level up à outrance, il faudra veiller à bien gérer l’argent et l’utilisation des objets.

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Les altérations d’état sont aussi au rendez-vous, pour pimenter la partie. Nous en avons fini pour ce qui est du gameplay ; attardons-nous maintenant sur la jouabilité. Et bien franchement ce n’est pas mal du tout : celle-ci est très accessible, même aux débutants, mais les experts y trouveront aussi leur compte en tirant parti de toutes les subtilités du système de combat.
Les points de vie et de magie sont bien réparties, de telle sorte qu’on ne puisse pas faire tout le temps des attaques dévastatrices.

D’ailleurs, pour remplir votre barre de furie il sera plus efficace de ne faire que des petits coups normaux. Autre point positif, certaines ne sont pas démesurément plus forte qu’une attaque normale. À noter qu’il faudra utiliser telle ou telle attaque sur un ennemi en fonction de sa faiblesse.  Les points de sauvegarde sont nombreux et bien répartis. Et même si on peut se dire que cela enlève la difficulté du fait qu’ils redonnent tous les points de vie et de magie, on est bien heureux de les voir quand on atterrit dans un nouvel environnement. Une difficulté très bien dosée donc.

Durée de vie et lassitude

La durée de vie du jeu, sans compter les quêtes annexes, tourne autour des 30 heures (un peu moins si on se presse un peu). En comptant les quêtes annexes, on peut ajouter au moins 10 heures de jeu. D’ailleurs, battre l’ennemi ultime du jeu (débloqué dans les quêtes annexes) prend les 90% de ce temps. Allez un petit indice sur l’adversaire en question : KAKAROTTO !!!

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Niveau lassitude, eh bien il est assez surprenant de voir que même en connaissant la série par cœur, on arrive à être étonné et on ne voit pas trop le temps passer. Il faut également noter que même les gens non fans de la série peuvent sans problème s’attacher à ce jeu. En gros, si vous cherchez un bon RPG sur DS, ne passez pas à côté. Rien que pour son gameplay, il vaut le coup d’œil.

Conclusion

C’était la bonne époque où Bandai Namco avait encore la volonté de ne pas utiliser la licence que comme pompe à argent et ce Dragon Ball, bien qu’ayant un scénario basé sur la série que l’on ne connaît que trop bien, offre des surprises agréables dans les scénarios alternatifs. On peut également être très surpris, par le système de combat accessible à tous, rempli de subtilités, sa beauté graphique, sa difficulté très bien dosée et accessible aux débutants du genre, pour un jeu de chez Bandai, merci Monolith !

Un RPG sur DS qui vaut donc le détour, avec une durée de vie raisonnable. Malheureusement, il n’y aura jamais de suite à ce qui devait être un premier opus.
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Test Dragon Ball Z : Attack of Saiyans
Scénario et adaptation française5
Graphismes et fluidité8
Musiques et buitages6
Gameplay / Jouabilité9
Durée de vie et lassitude7
7Note Finale
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