Avis aux amateurs de coups de tatanes virtuels, aujourd’hui on s’attaque à un hors d’œuvre des plus alléchants. Tournez le son à fond, ça va envoyer du lourd.
Guilty Gear Xrd SIGN est l’avant dernier épisode en date de la célèbre saga de jeux de combat en 2D d’Arc System Works, puisque Xrd Revelator est sorti, sur nos chères PS3 et PS4, le 10 Juin dernier. Prenant à contre-pied des séries comme Street Fighter, Tekken ou Soul Calibur, qui proposent un gameplay abordable même aux débutants les moins aguerris au VS fighting, il est question ici de timing millimétré, d’enchaînements improbables tant par leurs longueurs que par leurs complexités, ou encore de retournements de situations les plus fous. Si vous souhaitez atteindre les sommets, du courage et de l’abnégation seront nécessaires, d’autant plus que les joueurs que vous rencontrerez en ligne sont de véritables brutes. Mais puisque vous êtes des lecteurs de Fragstorm, je ne remets pas en cause vos capacités à balancer des bourres-pifs à foison.

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Le scénario

Aussi étonnant que cela puisse paraître, la série Guilty Gear possède un univers très développé, notamment lié au fait qu’elle s’est décliné sous de nombreux opus. Un symptôme que les fans de Capcom connaissent bien : le fameux Super Ultra Giga Hyper X Turbo Alpha B12. Je dois confesser que je n’ai pas été l’élève le plus assidu quant au scénario, bien qu’à ma décharge cela soit assez cryptique. Dans Xrd Sign, il sera question d’une menace nommée Ramlethal qui cherche à détruire le monde, ni plus ni moins. Les deux héros, Sol Badguy et Ky Kiske, feront alors tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher une fin tragique pour notre tendre planète bleue, luttant au passage contre une organisation secrète. Si le pitch de base ne parait pas bien original, sa mise en scène l’est déjà bien plus. Si chaque personnage possède des péripéties variées qui vous seront contées par le biais de somptueuses cinématiques façon manga dans le mode Arcade, un mode Story vous en mettra plein les mirettes à l’aide d’un appréciable film d’animation, chose que peu de jeux de combat n’ont su proposer.

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Les graphismes

La direction artistique suit les pas de ce que la série a proposé, à savoir un design dans le plus pur style des manga animé, avec de somptueux arrière-plans, et des personnages aux looks tous plus loufoques que les uns que les autres. Le tout magnifié par une bande-son résolument heavy, qui soutient l’action sans faillir et offre de jolis moments de bravoure. Mention spéciale pour le morceau « Give Me a Break », le thème du héros Sol Badguy, qui provoque en vous instantanément une furieuse envie de tout casser, la figure de votre adversaire comprise.
Cependant, il fallait bien célébrer l’arrivée de la série sur une nouvelle génération de console, et cela se traduit en jeu par l’ajout d’une troisième dimension, ou en tout cas d’une profondeur de champ lors de certains événements comme la présentation des personnages en début de combat, ou les Instant Kills, ces coups spéciaux à la manipulation plutôt simples mais si difficiles à placer puisqu’ils tuent instantanément votre adversaire (si vous avez lu mon premier test, vous savez que je suis du genre perspicace) peu importe l’état de sa barre de vie. Ce parti pris est d’autant plus appréciable qu’il ne gâche pas la lisibilité de l’action, qui a déjà fort à faire avec les couleurs éclatantes et les effets spéciaux qui confèrent aux joutes une dimension épique digne des plus grands shonen. Une vraie réussite artistique pour peu que l’on adhère au design.

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Le gameplay

Une fois n’est pas coutume avec les GG, on a affaire ici au fameux gameplay à 5 boutons qui a déjà fait ses preuves ; Poing, Pied, Slash, High Slash et Dust accompagnés des classiques quarts de cercle cogneront sévèrement votre malheureux pote/ punching-ball qui devra faire preuve de reflexes et de kwaqueries pour échapper à vos combos dévastateurs.
En sus de votre barre de vie, plusieurs autres jauges viennent habiller votre écran de jeu. Tout d’abord la jauge de Tension, utilisée afin de déclencher de puissants coups spéciaux. Jusqu’ici rien de bien novateur, si ce n’est que ladite ressource peut également être utilisée afin de déclencher les Roman Cancel, l’un des aspects les plus importants du titre. Il s’agit tout simplement de la possibilité pour le joueur d’annuler le laps de temps durant lequel il est vulnérable après avoir déclenché un coup afin d’en porter un nouveau, ou de déstabiliser son adversaire. Maîtriser cet aspect du soft vous permettra de nouveau combos ou encore de rattraper une erreur au prix de 25% à 50% de votre tension selon la situation.
Le jeu favorise l’attaque, puisque un joueur trop sur la défensive verra sa barre de Tension subir une pénalité la réduisant à 0. En outre, une barre de garde se remplit au fur et à mesure qu’un combattant se protège, et si celle-ci est complétement remplie, elle punira son propriétaire en le laissant sans défense et à la merci de son impitoyable opposant. Enfin une dernière barre nommée Burst permettra de se libérer d’un combo un poil trop long en interrompant le vilain et en le repoussant à l’autre bout de l’écran.
Tout ceci vous sera expliqué lors d’un long tutoriel bourré d’humour, qui vous initiera pendant près d’une heure aux nombreuses situations qui vous attendent dans les combats furieux à venir.

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Le contenu

Au programme, 14 personnages hauts en couleur, à la manière de jouer unique, n’attendent que vous pour se jeter dans l’arène. Bon à savoir, trois autres combattants sont disponibles à l’achat in-game pour les gros joueurs, ou via la case DLC pour les plus pressés. Outre les classiques modes arcade, versus en local et training, vous pourrez approfondir vos compétences dans un mode mission diabolique conçu au choix pour : vous arracher les cheveux / faire maîtriser un personnage sur le bout des ongles. Le mode M.O.M fait son grand retour et offrira aux plus avides d’entre vous une suite de combats presque sans fin qui vous octroieront de l’argent afin d’acheter de nouvelles capacités et d’améliorer la vie et les dégâts de votre avatar.
En plus d’un mode histoire déjà mentionné plus haut, vous pourrez consulter une galerie qui vous en apprendra plus sur l’univers, même si comme moi vous souhaitez probablement vous la coller sur un mode en ligne aux petits oignons. Malgré la séparation des joueurs par continents, ce qui vous empêche de défier nos amis japonais, vous retrouverez nos confrères européens dans un système de lobby où vous vous déplacez dans une pièce remplie de valeureux opposants qui ne demandent qu’à vous décrocher de vilaines droites dans les modes classés ou combats sans fin (les fameuses rooms). Autant vous dire que vous en aurez pour votre argent et que vos nerfs seront mis à rude épreuve avant de pouvoir perfect qui que ce soit. Vous voilà prévenus. Cela dit, une désertion des serveurs est à prévoir avec la sortie de l’extension Revelator, qui est disponible en stand-alone sur PS3 et PS4. Cela dit, vous pourrez surement continuer à vous amuser encore longtemps en offline et ce probablement pour pas cher, ce qui n’est pas toujours le cas chez la concurrence. Oui Street Fighter V, c’est toi que je regarde.

Guilty Gear Xrd SIGN : Des pains et des hommes.
C’est bourrin, c’est technique, c’est beau et brutal. Un peu comme cette conclusion. Et comme y’a du heavy metal, moi j’y retourne de ce pas.
Le scénario7
les graphismes9
Le gameplay10
Le contenu9
8.8Note Finale
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