[TEST] The Witcher 2 : Assassins of Kings

La saga The Witcher a commencé avec un opus inégal. Il était pourvu de qualités indéniables, notamment sa qualité d’écriture, mais il était handicapé par un gameplay mou et sans intérêt. Il était donc normal que les joueurs aient une crainte avec le deuxième opus de la saga, The Witcher 2 : Assassins of Kings, mais les développeurs ont écouté les critiques et ont sorti un jeu proche de la perfection. 

Jaskier, raconte nous une histoire !

Les événements de The Witcher 2 se déroulent peu de temps après ceux du premier opus. Géralt de Riv est au service du roi Foltest après l’avoir sauvé d’une tentative de meurtre lors de la scène post-générique de The Witcher 1. Il se bat aux côtés du souverain pendant une rébellion contre ce dernier. L’armée de Foltest remporte la victoire mais le roi n’a pas le temps de la célébrer car il est assassiné par un sorceleur sous les yeux de Geralt, seul témoin. Il est donc accusé de meurtre et se retrouve emprisonné. il raconte sa version pendant un interrogatoire avec le chef des services secrets du roi, Vernon Roche, et jure de retrouver le tueur si on le libère. Vernon Roche l’aide alors à s’échapper et la traque du tueur de rois commence.

Bonne tête de méchant !

Le scénario de The Witcher 2  est passionnant, on prend plaisir à suivre l’intrigue grâce à la qualité de son écriture et les nombreux rebondissements, nous tenant en haleine. Cette écriture est sublimée par l’acteur qui narre l’histoire, sous le rôle de Jaskier, le barde et ami de Geralt, car on a vraiment l’impression d’entendre cette histoire autour d’un feu de camp avec un ancien qui nous raconte une histoire locale. Les heures de jeu se succèdent sans qu’on s’en rende compte, à la fois en raison de l’histoire très bien menée du jeu et à la fois en raison du fait que nos choix ont de vrais conséquences. Le joueur est pris à partie personnellement et c’est encore plus vrai dans son rapport aux personnages. Ces derniers sont tellement bien écrits que le joueur s’attache à eux. Le jeu oblige donc le joueur à réfléchir à ses choix car on regrette vraiment certaines conséquences au point de pardonner certains ennemis tant leur histoire est tragique.

The Witcher 2 comprend aussi un grand nombre d’intrigues secondaires au sein des quêtes secondaires. Ces dernières sont aussi intéressantes que la principale car elles bénéficient de la même qualité d’écriture et les choix que l’ont fait ont aussi une conséquence sur l’histoire principale. il y a un véritable intérêt à les faire et une envie de les suivre.

Ami ou ennemi? A vous de décider.

Un gros travail effectué sur le gameplay :

Le plus gros défaut du premier opus était son gameplay. Les combats étaient basés sur la synchronisation. Il fallait appuyer sur une touche au bon moment pour faire des combos et du dégât, le joueur n’était donc pas vraiment entraîné dans les combats. Ce nouvel opus efface cette impression car c’est un véritable action RPG où le joueur est un véritable acteur dans les affrontements. Le joueur se bat en temps réel avec une touche d’attaque, une de contre et une d’esquive. c’est un gameplay efficace, qui a déjà fait ses preuves, car le joueur est constamment aux aguets. Dans The Witcher 2, ce gameplay est propre, on enchaîne les différentes actions avec fluidité et on sent vraiment au cœur de l’action. Le travail sur le gameplay a donc été conséquent depuis The Witcher 1.

Pourtant, tout n’a pas été supprimé par rapport au premier opus car il disposait de très bonnes idées de gameplay. On retrouve les deux épées : une d’acier pour les humains et une d’argent pour les monstres. On retrouve aussi les sorts qui complètent le gameplay, avec la possibilité d’attaquer, de manipuler ou de piéger les monstres mais aussi de se protéger. Les potions sont toujours présentes, elles permettent de se préparer aux affrontements en renforçant le joueur sans aller trop loin car une trop grande consommation peut se révéler mortelle ( qui a dit drogue? ). Et en dernier lieu, on retrouve aussi l’arbre de compétences pour la montée en niveau. Ce dernier est différent car il distingue les différentes façons de jouer afin de s’adapter à chaque joueur. C’était déjà présent dans le premier mais ce n’était pas aussi poussé.

Ce gameplay conséquent comporte aussi de nouvelles idées. On peut, à présent, utiliser des bombes et des pièges pour accentuer l’idée de traque des monstres. Cela modifie notre approche des combats car on a la possibilité de faire des grosses préparations pour appréhender au mieux les affrontements en mixant ces nouveaux éléments avec les anciens. Il y a aussi certaines phases furtives dans le jeu mais elles sont très courtes et peu nombreuses, ce qui les rend peu marquantes. Elles se résument à aller d’un point A à un point B sans se faire repérer, sans grand intérêt en somme.

Heureusement que c’est pas un jeu japonais….

Un univers parfaitement retranscrit :

L’univers de The Witcher est fascinant, les développeurs ont donc pour mission de l’illustrer correctement et ils l’ont parfaitement accompli. Ils ont créé une ambiance médiévale vivante avec des personnages très bien modélisés, qui vaquent à leur occupation dans des environnements détaillés. L’ambiance est accompagnée d’une bande-son qui colle parfaitement à l’univers avec des thèmes médiévaux et épiques. Le côté vivant se voit aussi dans les dialogues car les personnages ont des expressions faciales réalistes, permettant une immersion maximum. De plus, cette immersion est renforcée par les doubleurs qui sont à fond dans leur rôle, ils donnent vraiment vie aux personnages.

Cette claque visuelle…

Un RPG court :

La durée de vie de The Witcher 2 est son principal défaut. Il faut compter 30 heures pour le finir en faisant l’essentiel des missions secondaires. C’est très court pour un RPG en semi-monde ouvert. L’inconvénient principal, c’est que le reste du jeu est très bon donc on ressent la faible durée de vie, on voudrait une expérience plus longue.

The Witcher 2 a un contenu très intéressant avec un background que l’on apprécie de découvrir en faisant les quêtes secondaires ou en lisant les différents documents disponibles. C’est le premier jeu où j’ai lu tous les documents tant l’univers est développé et intéressant. Le joueur peut donc compenser la faible durée de vie du jeu par l’exploration des différentes zones, qui ont chacune leur histoire. En effet, The Witcher 2 est découpé en grandes zones ouvertes, c’est un monde semi-ouvert, ce qui est favorable à la narration et n’enlève en rien l’impression de liberté. Le joueur parvient à mieux comprendre l’univers grâce à ce choix de découpage car on découvre le background de chaque zone de manière structurée, ce qui permet de comprendre correctement les références dans le scénario.

L’origine de cet endroit est particulière…

[TEST] The Witcher 2 : Assassins of Kings
The Witcher 2 sublime les qualités du premier opus et corrige ses défauts. Le scénario est toujours extrêmement bien écrit et l'ambiance est toujours au rendez-vous mais en plus, on corrige le gameplay catastrophique du premier, en le remplaçant par un vrai Active RPG où le joueur est vraiment pris à partie. Néanmoins, le jeu est beaucoup trop court et c'est problématique parce qu'on en redemande.
Scénario10
Gameplay9.5
Ambiance10
Contenu8
Les plus :
  • Une claque scénaristique.
  • Un gameplay très riche et actif.
  • Une ambiance réussie.
Les moins :
  • Beaucoup trop court.
  • Phases furtives sans intérêt.
9.4Note Finale
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2 Réponses

  1. Matriper
    Matriper

    Super! Merci Redjoker pour ce test qui fait vraiment envie. J’ai hâte de lire ton article sur le troisième volet avec cette question : penses tu que je puisse commencer directement par The Witcher 3, sans avoir fait les deux premiers? Parce qu’avec mes machines actuelles, c’est le scénario le plus envisageable (sur PS4).

  2. Redjoker
    Redjoker

    Je t’en prie, le 3 va me prendre plus de temps ( il est beaucoup plus long ). Je connais un certain nombre de personnes qui ont commencé avec le 3 et qui ont compris le scénario ( le jeu propose un résumé avec des choix faits dans les précédents opus pour aider ). Après, ça dépend de toi, personnellement, je n’aime pas ne pas comprendre certaines références parce que tout n’est pas abordé dans le résumé, c’est pour ça que j’ai voulu faire toute la trilogie mais en soit, le 3 peut se jouer sans avoir fait les autres.

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