Développé par le studio Japonais Media Vision ( à qui l’on doit Wild arms, Shining Raisonance, etc … )  , Dragon Ball RoKP est un peu l’espoir de voir revivre la saga dans un autre registre qu’un simple jeu de baston.

Je ne vais pas vous faire l’affront de (re)présenter le mangas le plus connu du monde, même aux plus jeunes d’entre vous, je suppose être donc en territoire connu !

Le monde du JV s’est approprié depuis longtemps les traits de Goku et de sa bande, tout du moins pour la partie Z ( et maintenant Super ) … Quelques épisodes se sont tout de même concentrés sur les débuts de l’histoire sur NES, PC Engine, GBA etc … et finalement, en 2009, sur WII pour le plus grand plaisir des fans !

Je rédige aujourd’hui ce test avec un œil 10 ans plus vieux que de lors de sa sortie, c’est donc une note d’époque qui ressortira bien évidement de cette courte analyse.

L’histoire débute par la rencontre entre Bulma et … ah en fait non, l’histoire débute par un résumé / cinématique and co et le jeu déboule directement au début de l’affrontement entre Goku et L’Armée du Ruban Rouge … vous l’aurez compris, c’est avec une pointe de déception que ce test démarre. C’est tout simplement 4 arc narratifs complets qui se retrouvent entièrement zappés. Pourtant, nous y reviendrons plus bas, les mécaniques du jeu se prêtent parfaitement à cette période oubliée et qu’on ressent régulièrement que la production à dû « meubler » le scénario pour allonger la durée de vie. De mémoire, je n’ai pas souvenir que Goku s’encombre à fouiller des ruines Mayas à proximité de la Tour Karine !

Enfin bref … c’est donc au quart de l’histoire que débute notre aventure pour se clôturer à la fin de l’arc Piccolo Daimaô. Là aussi, c’est encore une grosse partie qui se retrouve tout simplement oubliée par la production.

Graphiquement, le jeu est très inégal. Certains environnements sont réellement bien modélisés, avec des textures joliment réalisées ( bien quelque peu éloignées de la patte graphique de Toriyama ). Et d’un autre côté, on se retrouve avec des levels où les instances sont ultra grossières. Le must est tout simplement la repique de pans de level entiers avec un simple changement de textures ! Ca c’est scandaleux, fainéant et impardonnable.

Et enfin, un aliasing trop présent … et des personnages un peu trop anguleux à mon goût. Néanmoins ces derniers s’en sortent plutôt bien, le CellShading ( principalement lors des cinématiques ) est sympathique et le texturing est fidèle ! Point positif donc sur la fin ;).

En terme de gameplay, nous avons affaire à une production qui offre le strict minimum syndical … Le jeu se base sur un schéma de chapitres redondants et malheureusement sans surprise. Vous débuterez toujours par une zone à explorer dans laquelle vous croiserez le chemin de nombreux ennemis … comprenez par-là que leur nombre sera élevé mais certainement pas leur diversité. Les zones se succèderont ( et se ressembleront ) et chaque chapitre sera clôturé par un boss plus ou moins coriace ( ils représentent d’ailleurs l’un des seuls  vrai challenge du jeu ).

Malheureusement, là encore, pour ces derniers, le principe reste toujours le même. Tout est une question de timing. Le boss lance une ou plusieurs attaques … vous esquivez sans trop de difficultés, vous choisissez de contre- attaquer « normalement » ou vous placez un coup qui assommera votre adversaire. S’en suit généralement une pluie de coups / kaméhaméha.

Et parlons donc de cette « pluie de coups », elle est finalement très limitée. La plus part du temps, vous en viendrez simplement à marteler le même bouton … Goku enchainera pieds / poings / bâton mais sans grande conviction ! Les autres touches servent à foncer sur un adversaire et à l’assommer ainsi qu’à sortir un Kaméhaméha ( une jauge se remplie petit à petit ). Vous aurez donc fait le tour dans les premières secondes du jeu !

Au niveau du contenu, les différents chapitres dont se compose le jeu vous occuperont en moyenne 7 heures en ligne droite. Un mode « championnat du monde » est également présent mais quasiment aucun intérêt. Vous devrez effectuer de bons scores dans les niveaux pour débloquer les différents personnages jouables dans le monde championnat mais dans la mesure où il ne présente pas d’intérêt, il faudra vraiment être très motivé pour le faire …

 

[TEST] Dragon Ball: Revenge of King Piccolo
Graphiquement inégal, répétitif au possible, scénario raboté, level design paresseux et imprécisions de gameplay. Le jeu n’a pas grand chose pour se rattraper, ajoutez à cela un manque d’humour et l’absence des musiques de l’anime … le résultat n’est malheureusement pas folichon.Et malgré tous les défauts présents dans cette production, la touche nostalgique fonctionne tout de même. Les jeux sur Dragon Ball manquent cruellement dans une ludothèque. Les voix japonaises ont le mérite d’être présentes et il faut bien l’avouer, c’est quand même chouette de pouvoir sortir son Nyobô ( bâton magique ) et de tataner le museau des soldats du RR ! Finalement, il ne manque pas grand chose pour que cet opus devienne réellement un très bon jeu … un fan au commande aurait tout simplement tout changé. Les mécaniques de la saga Pilaf auraient pu fonctionner parfaitement avec le système actuel et avec quelques jours de développement supplémentaires, les ennemis ne se ressembleraient pas autant. En bref, un petit jeu sympa destiné aux fans ( et toléré ) mais qui, sans la touche nostalgique, ne s’en sortirait même pas au rang des productions de base. Quoi qu'il en soit, ne vous privez pas si vous tombez dessus ! Il est disponible sans soucis entre 5 et 15 € ;).
Graphismes75%
Jouabilité50%
Durée de vie60%
Scénario60%
61%Note Finale

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