Faisant suite à RAGE, RAGE 2 édité par Bethesda et développé par Id Software (papa du premier épisode) et Avalanche Studios est sorti en date du 14 mai 2019. Le jeu prend place dans le même univers que le premier (une vingtaine d’année après). Voyons un peu comment ils s’en sont sorti.

Aurais-tu un post-it ? J’ai un scénario à écrire. 

Le scénario de RAGE 2 tient totalement sur un post-it. Pourtant le jeu commence fort avec l’attaque d’une base contenant les forces militaires de nos héros (les Rangers). On a la possibilité de choisir notre héros : la sœur ou le frère de la fratrie Walker. Le personnage choisi va rapidement devoir s’adapter, car il va devenir un peu malgré lui le dernier Ranger. Les méchants de l’Autorité tuent une personne de votre famille et votre but est de tuer et détruire l’Autorité. Voilà en gros le scénario de ce jeu. Ça ne va pas plus loin. Ce qui est assez dommage, car le jeu offrait des pistes qui auraient pu être intéressantes, mais il a préféré réduire l’histoire à son strict minimum.
Les quêtes secondaires offrent des détails du monde dans lequel vous évoluez, mais pour les obtenir, il faudra trouver des notes éparpillées un peu partout.
À noter aussi que le jeu se termine en 8 quêtes de scénarios, qui selon votre arsenal, peuvent se finir en 15 à 30 minutes chacune, montre en main.

 

Il est beau mon monde ouvert.

D’un point de vue graphique, le jeu est beau. Rien à dire là-dessus. Un soin tout particulier a été fait pour les différents environnements (biomes), qui sont aux nombres de 4 : les marais, le désert, la forêt et les ruines désertiques. Les détails apportés à ces lieux sont vraiment impressionnants. On s’y croirait pour de bon. Ceux qui aiment les mondes ouverts et s’y perdre en randonnée ne pourront qu’apprécier la finesse des décors et la beauté de la nature qui reprend ses droits sur ce monde dévasté.

 

Promenons-nous dans la forêt

Pour ce qui est du chara-design, bien que ce genre de design ne soit pas ce que je préfère, les personnages sont originaux dans leur conception. En tout cas en ce qui concerne les personnages principaux et PNJ importants. Je peux prendre par exemple le docteur Kvasir qui est fascinant à regarder tant le design est superbe.
Par contre, dès qu’on sort de tout ce qui est personnages principaux, on se retrouve très régulièrement avec du copié-collé, et ce, pour les PNJ inutiles, aux monstres et différents bandits qu’on affronte dans cet univers. Alors ça reste vraiment un détail mineur, mais j’avoue que ce genre de détail me sortait parfois un peu de l’univers notamment quand je me trouve dans des villes. Villes qui elles aussi sont assez sympa, elles sont construites comme pourrait l’être : une ville après une catastrophe importante.

 

Le docteur Kvasir

 

Bienvenue à la mairie

 

Dernier point niveau graphisme où on sent que les développeurs étaient vraiment inspirés, c’est au niveau des véhicules, ils sont excellents. Entre l’Icare qui te permet de voleter au-dessus des précipices, des véhicules de bandits qui sont décorés de mannequins avec leurs différentes textures de rouilles ou autre. Il faut le reconnaître, on en prend plein les yeux.

 

Un gameplay nerveux mais redondant

Au niveau du gameplay, le jeu est assez nerveux. Les gunfights sont rapides et haletants. Les ennemis ne viennent pas vous attaquer l’un après l’autre, ils s’y mettent ensemble pour essayer de vous anéantir comme il se doit de la surface de ce monde. Cependant une fois certaines capacités ou armes du jeu acquises, les combats finiront par devenir redondant voire carrément ennuyant.

Pour expliquer cet ennui qui peut survenir, il faut savoir qu’en début de jeu vous êtes un Ranger inexpérimenté puisque souvenez-vous, vous êtes devenu Ranger un peu par la force des choses. On apprend alors que grâce à la combinaison que nous portons nous pouvons acquérir des nanotrites qui nous permettent de développer et d’apprendre de nouveaux pouvoirs.
Ces pouvoirs se trouvent dans des arches qui sont disséminées un peu partout dans la région, et il ne tient qu’à vous de les retrouver. Sans ces arches, pas de pouvoirs supplémentaires ou pas d’armes supplémentaires (on commence avec un pistolet et un fusil-mitrailleur). À chaque arche que l’on retrouve, on a un petit didacticiel qui nous permet de voir un peu comment fonctionne l’arme ou le pouvoir que l’on vient de récupérer et puis hop, on continue notre chemin.
Et c’est là le souci : c’est qu’une fois qu’on a acquis les trésors que renferment les arches, on devient carrément surpuissant. Sachant qu’en plus de cela, tout est améliorable pour obtenir encore plus de puissances. Autant vous dire qu’après 5 h de jeu, vous allez rouler sur quasiment presque toutes les activités principales et secondaires du jeu. Ce qui est dommage, car les combats sont vraiment nerveux et bien foutus.

Un autre point dérangeant, ce sont les combats de boss : ils se passent tous de la même manière. On vise le point faible pour le briser et on enlève de la vie au gros monstre. Pas d’inventivités, pas de recherche particulière pour trouver un point faible, tout est à portée, tout est à vue. Même s’il faut faire un minimum attention (ce sont quand même des boss), en venir à bout n’est pas bien compliquer puisque vous avez limite un panneau rempli de lumière avec une flèche pointant vers son point faible.
Un système de « projets » proposés par 3 PNJ majeurs du jeu (qui se débloquent en faisant les 3 premières quêtes du scénario), vous permettent d’améliorer votre Ranger sur différentes caractéristiques. Encore une fois, ces améliorations amèneront votre personnage à devenir surpuissant et à rouler sur le jeu.

 

Amélioration des armes

 

 

Projets pour l’amélioration de notre héros

Un système de craft est présent également, puisqu’en parcourant le monde vous pouvez récupérer du matériel pour fabriquer des grenades, potions de soin et autre petites choses utiles. Malheureusement l’abondance des produits déjà tout fait est tel que je n’ai jamais utilisé cette fonctionnalité (mis à part pour la découverte de celle-ci).

Un contenu indigne d’un monde ouvert

 

La carte du monde ouvert

Je ne vais pas vous le cacher, mais le contenu de ce jeu est très pauvre. Pour un monde ouvert, on aurait été en mesure d’attendre des activités à foisons, mais malheureusement quand on parcourt le titre, on redescend très rapidement sur Terre.

Mis à part la trame principale qui se coupe en 8 quêtes, le reste de jeu consiste à fouiller le monde à la recherche des arches, de ressources pour améliorer arme et pouvoirs. Voilà une liste des différentes activités que vous pouvez faire dans ce jeu : camps de bandits, sentinelles de l’autorité, barrages à dégager, stations-service à exploser, arches, nids de mutants à détruire, tanières de broyeur (gros mutant à tuer), convois à piller et détruire. Voilà presque la liste exhaustive des activités proposées par ce jeu. C’est affreusement répétitif et on en fait assez vite le tour, puisqu’on tombe dessus assez facilement. De plus, à chaque fois que vous finissez un camp ou autre, vous récupérez des ressources pour vous améliorer encore un peu plus. En 15 h de jeu (car oui, c’est le temps qu’il m’a fallu pour finir le jeu) j’ai exploré 80 % de la carte sans me forcer.

Il y a toutefois, une activité que je n’ai pas nommée qui sortait un peu du lot : c’est le Mutant Bash TV. Un jeu télévisé dans lequel vous allez avancer pièce par pièce en tuant des mutants. Cette activité n’est pas sans rappeler le jeu Smash TV développé par Williams Electronic Games en 1990 pour les bornes d’arcade. Certains d’entre vous y ont peut-être déjà joué sur Mega Drive ou Super Nes. Je dois avouer que mon côté nostalgique a pris le dessus à cet instant.

Malheureusement, ce petit moment de nostalgie, ne permet pas de combler le vide que ce jeu possède. Et c’est bien dommage, car avec un univers comme celui de RAGE, il y avait fort à faire quitte à prendre des risques et innover. Malheureusement, le jeu ne sort jamais des sentiers battu et reste (presque) plat du début à la fin.

 

Un jeu au gout amer

Malgré un tableau assez sombre, RAGE 2 possède des qualités qui font de lui un jeu fun à jouer. Si vous aimez vous sentir tout-puissant et faire un jeu rapidement sans prise de tête, ce jeu est fait pour vous. Par contre le jeu ne vaut absolument pas son prix actuel de 69.99 euros. Il parfois dommage de constater que les développeurs de jeux sortent des jeux non finis et annoncent déjà les DLC qui viendront permettre au jeu d’être plus complet. Des DLC pour RAGE 2 sont prévus, espérons qu’ils permettent de renflouer le vide présent dans cet opus.

[TEST] RAGE 2 : le post apo low cost
Scénario30%
Graphismes90%
Gameplay70%
Contenu30%
Les plus
  • Des graphismes somptueux
  • Le monde ouvert...
  • Des gunfights nerveux
Les moins
  • Contenu très pauvre
  • ... très vide au final
55%Note Finale

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