Bonjour à tous et bienvenue au Club Dorothée, c’est aujourd’hui une émission un peu particulière que nous allons vous présenter, il sera ici question de notre avis sur l’adaptation live de Nicky Larson, j’ai nommé Nicky Larson et le parfum de Cupidon.

Alors mon cher Jacky, chef d’œuvre ou navet ?

He bien pour être honnête, je suis tiraillé, partagé, le cul entre deux chaises comme on dit et je vais de ce pas vous expliquer pourquoi.

Pour ceux qui ne connaissent pas Nicky Larson, c’est un des animes fétiche des années 1980 ( 1987 précisément ). Il s’agit ici de l’adaptation française de City Hunter, adaptation du mangas du même nom. L’histoire relate les aventures de Ryo Saeba ( Nicky Larson en Vf ), un nettoyeur professionnel et de sa partenaire Kaori ( Laura pour la Vf ). Si le mangas est très orienté vers le côté pervers du héros, l’anime l’est nettement moins ( mais quand même un peu 😉 ). La Vf quant à elle est encore plus édulcorée à tous les niveaux ( violence et sexe ).

Je n’attendais évidemment pas grand-chose, pour ainsi dire, rien de cette production. La bande annonce était pour moi, une catastrophe et dans la mesure où les adaptations de ce type sont généralement des daubes, il était un fait certain que la production de Philippe Lacheau ne ferait pas exception à la règle. L’histoire est assez simple, Nicky et Laura devront retrouver le parfum de Cupidon, dérobé lors d’une rencontre avec son propriétaire. Les choses ne se dérouleront pas tout à fait comme prévu et c’est sans compter le fameux parfum qui rendra une personne amoureuse dès les premières senteurs.

Malheureusement, dès les premiers instants, on se retrouve face à une scène particulière … avec un pénis en gros plan et une pseudo baston entre Nicky et Mammouth ( un mercenaire engagé et qui rentre en conflit avec Nicky ). Heureusement, une fois la scène d’intro passée, la réalisation prend une autre tournure. Ouf !

Nous entrons donc maintenant dans ce qui pourrait s’apparenter à un hommage « français » au Club Dorothée. Entendez par là que le budget est nettement moins important que pour une production américaine ou asiatique et que de plus, TOUT, absolument TOUT est en relation avec la version française, adeptes de la Vo, vous pouvez franchement passer votre chemin.

L’interprétation des acteurs est assez inégale, autant Laura semble convenir à la version française et live de Kaori, autant Philippe Lacheau n’est pas vraiment à sa place. Mammouth, bien qu’ayant une stature proche de la cible, est quasi inexistant. Les méchants sont totalement bancales et les scènes d’action mal filmées et lourdes, en particulier celle en FPS.

Mais au final, les points négatifs sont secondaires. Et la chose se fait clairement ressentir lorsque la première musique significative fait son apparition, elle réveille cette pointe de nostalgie qui me fait me souvenir que je mangeais une petite pizza absolument immonde à la bolognaise devant l’épisode. Et c’est avec plaisir que l’on découvre et cherche tous les clins d’oeils de nos émissions favorites de l’époque. Ranma ½, la massue, la référence à DBZ, tout y passe, y compris la présence de Dorothée et ma favorite, le chevalier du zodiac 😀 ( oui je sais, l’orthographe est incorrecte, c’est volontaire ).

Vous en dire plus, serait vous priver de sucreries, durant plus d’une heure, j’avais l’impression de me retrouver le mercredi, assis devant mon écran cathodique, à attendre patiemment l’arrivée de mes animes favoris. Heureusement que mon lecteur VHS me permettait d’avancer rapidement et de passer Jeanne et Serge et autres couillonnades ! ( Oui, je devais enregistrer l’émission, en Belgique, il y a école le mercredi matin ! ).

Alors si la production est loin d’être parfaite, voir très loin, elle n’en reste pas moins la meilleure adaptation de Nicky Larson et la meilleure adaptation française tout simplement.

Il y aura néanmoins plusieurs façons de regarder ce film, un œil puriste n’y verra qu’une daube. L’œil du curieux qui ne connait pas le mangas ou l’anime n’y verra qu’un mauvais film français … par contre l’ancien téléspectateur du Club Dorothée y verra une production dont le réalisateur a tout pigé et qui aime véritablement cette version. Merci encore pour les musiques bien présentes ;), par contre, la prochaine fois, les blagues à la “Alibi point com”, faut oublier.

Le film se conclu parfaitement, comme un épisode de l’anime, on pouvait difficilement espérer mieux mais nostalgie oblige, j’avoue ne pas être objectif sur le sujet !

 

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