Quitte à publier un premier test, autant qu’il concerne un gros morceau. Un très très gros morceau !

Europa Universalis IV est le digne successeur d’Europa Universalis III (admirez ici la perspicacité de votre serviteur, une mine de bon sens ), et reprend le flambeau de la grande stratégie afin de satisfaire tous vos besoins de mégalomanie ! Paradox Interactive, les développeurs suédois spécialistes du genre, et partenaires des plus grandes marques d’aspirine, vous propose d’endosser le rôle d’un dirigeant d’une nation, qu’elle soit toute puissante comme le Saint Empire Romain Germanique, ou d’un état mineur sous tutelle d’un autre pays. “Pays de Galle indépendant” comme ils disent dans Kaamelott, hé bien ici vous allez pouvoir vous en donner à cœur joie ! A travers près de cinq siècles d’histoire, vous allez gérer l’économie de votre pays, mener des batailles acharnées afin de conquérir de nouveaux territoires, devenir le roi du commerce et fonder de puissantes alliances qui vous garantiront la pérennité de votre dynastie. Avouez qu’un tel programme vous fait saliver sur votre écran ! Les captures d’écran qui égaieront ce test sont tirées de ma partie avec la Grande-Bretagne, au crépuscule de ce que propose le jeu. Vous verrez ainsi que ma partie s’éloigne largement de ce qu’a pu connaître notre douce France dans le monde non-virtuel.

Le scénario

Vous voici donc, comme dans la capture d’écran ci-dessous, sur l’écran de sélection d’une nation que vous allez emmener vers la gloire divine ou la ruine selon vos qualités de dirigeant. Paradox a effectué un travail de titan afin de fournir aux joueurs une situation initiale la plus proche possible de l’histoire. Vous pouvez ainsi débuter votre règne à n’importe quel moment, entre le 11 Novembre 1444 et le 2 Janvier 1821. Si chaque début de partie est fidèlement retranscrit par rapport aux événements historiques, vos décisions et vos actions vont fortement influencer sur la géopolitique à différents niveaux, si bien que la situation va très vite se démarquer de ce que notre monde a pu connaître.
Vous l’aurez compris, il n’y a pas de réelle campagne guidée comme on peut en rencontrer sur des titre tels que Starcraft 2 ou la série des Age of Empire, même si votre aventure sera rythmée par des événements réels comme la Guerre des Deux Roses en Angleterre, ou bien plus tard la Révolution Française. C’est ici au joueur de s’imprégner de l’Histoire et ensuite de forger la sienne.

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Les graphismes

Europa Universalis IV n’est clairement pas le jeu qui va faire fondre votre carte graphique, loin de là. L’interface repose essentiellement sur une carte, ou plutôt plusieurs cartes que vous allez inter-changer à volonté afin d’afficher les informations dont vous avez besoin : carte diplomatique affichant les relations entre les états, religieuse afin de décider quel pays sera la cible de votre prochaine croisade, ou même une carte topographique, qui, bien qu’elle soit relativement jolie, n’a de seul mérite que de pouvoir admirer les reliefs des différents régions du monde. Car oui, dans Europa Universalis IV, votre terrain de jeu n’a pour seule limite que celle de notre planète bleue, élégamment représentée sur une mappemonde joliment encadrée aux couleurs du jeu. Sur cette mappemonde se déplaceront vos troupes navales et terrestres, les seuls éléments animés qui vous divertiront lors du long chemin qui vous amènera à la guerre de votre vie. En revanche, point de bataille à la Total War, l’interface de guerre se résumant ici à deux soldats se donnant des coups de baïonnettes accompagnés d’une fenêtre vous résumant le déroulé de la bataille. Un peu austère, mais il s’agit bien d’une concession nécessaire à la lisibilité et à l’efficacité de là-dîte interface, que nous allons détailler plus en avant dans la partie suivante.
Un petit mot sur la bande-son du jeu, qui se compose de morceaux teintés de différentes ambiances et cultures vous accompagneront lors des différentes phases du jeu tout en s’adaptant à la situation : d’une musique paisible et douce, vous passerez à du métal épique qui accompagnera vos guerres les plus fratricides. Lors de batailles, le doux bruit des épées qui s’entrechoquent et des cris des soldats à l’agonie seront les rares bruitages qui vous titilleront les oreilles.

Sur cette capture, vous pourrez admirer la puissance de mes forces terrestres réparties sur les différentes régions qui ont pu être conquises. Près de 90.000 soldats en terres autrichiennes juste pour vous mesdames et messieurs, excusez du peu !

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Le gameplay

Le produit sur lequel nous nous penchons aujourd’hui est un pur jeu de stratégie et de gestion. Comme il a été mentionné plus haut, les batailles ne sont pas en temps réels comme dans un RTS ou un wargame, puisque EUIV de son petit nom propose un jeu en semi-temps réel : ce n’est pas du tour par tour, mais vous pouvez accélérer l’écoulement du temps à volonté ou même le mettre sur pause le temps de résoudre une situation critique dans laquelle de nombreux événements vous plongerons, en vous forçant alors à faire un choix ayant des répercussions positives ou négatives.
La gestion d’un empire n’étant pas simple, elle se fera à travers un système d’onglets vous permettant d’un coup d’œil d’accéder aux informations nécessaires à vos prises de décisions. D’un clic, vous pourrez ainsi en apprendre plus sur l’état de votre gouvernement, de votre politique, de votre économie ou encore de votre situation militaire.

Cela dit, l’ampleur du titre nécessitera un apprentissage qui peut être long et douloureux selon votre propension à digérer les informations qui s’offrent à vous. Mais pas de panique, de nombreuses bulles d’informations sont là pour vous détailler les effets et conséquences de presque tout vos choix. Le joueur peut même choisir des missions qui vont l’aiguiller dans la politique qu’il souhaite adopter, tout en vous faisant bénéficier de divers bonus lorsqu’elles sont brillamment réussies.
Il existe bien un tutoriel, mais celui-ci ne vous permettra que de vous familiariser avec l’interface, et pas de découvrir toutes les mécaniques complexes mais réalistes qui structurent l’ensemble. Comptez, pour un joueur novice, une dizaine d’heures pour être à l’aise dans les règles du jeu et de gestion. Pour en maîtriser tous les aspects, de nombreuses erreurs, et de chargements d’anciennes sauvegardes seront nécessaires.
Avis aux chasseurs de succès, pour débloquer vos précieux sésames, il sera nécessaire de vous placer en mode Ironman, qui sanctionne toute prise de décision un peu hâtive en vous privant de la possibilité de charger une ancienne sauvegarde et un seul emplacement de sauvegarde par partie vous sera octroyé. Chaque sauvegarde venant ainsi écraser la précédente. Une vraie bonne idée, qui représente le défi ultime pour tout bon stratège tout en vous fixant un objectif à accomplir pour votre partie.

Vous pouvez observer sur la capture suivante, la fenêtre diplomatique qui sera votre meilleure alliée dans votre conquête.

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Le contenu

Il s’agit là du plus gros point fort du titre, puisque sur une base historique, tous les pays vous sont accessibles. Envie de devenir un shogun japonais et de faire rayonner le pays du soleil levant au-delà de ses frontières péninsulaires ? C’est possible ! Propulser les Incas à la tête du continent américain ? Vous pouvez ! Disposer d’un empire colonial britannique à toute épreuve tout en rayant la France de la carte ? Prenez donc exemple sur moi et faîtes vous plaisir ! Vos seules limites seront votre imagination, vos capacités de stratège et le temps IRL à votre disposition. Une partie pouvant vous happer pendant au moins une trentaine d’heure, selon votre vitesse de jeu et votre manie à maîtriser chaque aspect de votre empire, votre cafetière va être mise à rude épreuve avant de pouvoir exulter vos faites d’armes à travers votre collection de succès Steam !
Si vous possèdez Crusader Kings 2, le petit frère façon période féodale du titre, dans votre collection, il est même possible de continuer une campagne bouclée dans Europa Universalis si jamais la folie des grandeurs vous contamine, vous permettant ainsi de suivre une nation sur plus de 1000 ans. Excusez du peu !
A noter qu’un mode multijoueur est disponible afin que vous et 30 de vos amis puissent changer la face du monde pour toujours. Complots et trahison au programme !

Sorti en Décembre 2015, Paradox continue même aujourd’hui d’enrichir son bébé de nouvelles règles et autres patch afin d’équilibrer le jeu au maximum. Point noir cependant, de trop nombreux DLC sont là pour enrichir votre expérience, que ce soit en apportant des mécaniques inédites (vraiment indispensables) ou de simples musiques et drapeaux de pays (m’ouais, je ne suis pas radin, mais 92€ pour bénéficier de l’expérience intégrale à ce jour, c’est quand même cher !)

Ci-dessous, vous pouvez vous faire une idée de ce qu’il est possible d’accomplir à terme en jouant sur la guerre et l’annexion de pays avec lesquels vous aurez conclu des mariages royaux.

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[TEST] Europa Universalis IV : Réécrivez l'histoire !
Europa Universalis IV n'est pas un jeu à mettre entre toutes les mains. Il a le pouvoir de faire disparaître toute vie sociale, de vous mettre à dos les plus anciens de vos amis, et de vous transformer en le plus sanguinaire des dirigeants. Sous couvert que vous parveniez à maîtriser ses arcanes pour le moins complexes et obscures aux non-initiés, vous succomberez à un titre envoûtant, exigeant, mais au combien gratifiant. Sur je vous laisse sur ces douces paroles, Venise à besoin de moi pour accroître sa main-mise sur le bassin méditerranéen !
Le scénario 9
Les graphismes8
Le gameplay7
Le contenu9
8.3Note Finale
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