[TEST] Resident Evil 2 Remake, retour à Raccoon City

Resident Evil 2, jeu sorti à l’origine sur PS1, a bercé bon nombre de joueurs. À tel point que la communauté a demandé un remake de ce dernier sur les consoles actuelles. Et nous nous retrouvons 20 ans après la sortie du titre original, avec le tant attendu remake, mais arrivera-t-il à convaincre à la fois les fans de la série, et les nouveaux joueurs ?

Raccoon City, une ville envahie par des zombies

Resident Evil 2 Remake reprend globalement les codes du jeu original. L’histoire n’est donc pas réellement changé, bien que des scènes différentes viendront vous accompagner lors de votre aventure. Par exemple, vous croiserez Marvin ailleurs qu’en 1998, et son rôle diffère quelque peu. De quoi surprendre les habitués de la série pour le coup.

Par ailleurs, si vous n’avez jamais joué à un Resident Evil, vous devriez pouvoir comprendre le scénario sans l’ombre d’un mal, à l’exception de deux ou trois points bien spécifique.

Globalement, le speech est très simple. Vous incarnez Léon S. Kennedy, un jeune policier qui se rend à Raccoon City pour entamer sa première journée. Vous pouvez également incarner Claire Redfield qui est à la recherche de son frère, Chris Redfield. Mais il s’avère qu’une épidémie frappe actuellement la ville, qui est désormais infestée de zombies. De fil en aiguille vous comprendrez petit à petit le pourquoi du comment les morts-vivants ont soudainement envahi les rues de Raccoon City.

Deux personnages, deux scénarios, ou devrais-je même dire, quatre. Communément appelé Léon A & Claire B, ou Claire A & Léon B. Le scénario A dépend de qui va accéder au commissariat en premier, et le B évidemment ce sera le second personnage qui y accèdera autrement, et plus tard. Dans les faits bien que quelques scènes divergent entre les scénarios A et B d’un même personnage, l’histoire reste globalement la même. Si vous souhaitez comprendre le scénario dans sa quasi totalité, il vous suffira de compléter dans l’ordre l’histoire A de Léon puis le scénario B de Claire, ou inversement. C’est là que vous aurez de vrais changements entre les deux campagnes, en jouant les deux personnages. Un exemple tout simple, Claire peut par exemple aller à des lieux que Léon ne peut pas accéder.

On peut néanmoins regretter l’absence de véritable interaction entre les deux scénarios. Dans l’opus original sur Playstation, certaines actions de votre première partie pouvait influer ensuite sur le scénario B de l’autre personnage. Ici ce n’est plus le cas, malheureusement.

Sombre, mais joli

Contrairement à l’original, Resident Evil 2 Remake opte pour une ambiance visuelle bien plus sombre, et ce dès vos premiers pas dans une des ailes du commissariat. Et… c’est réussi. On s’y fait très vite et la tension monte en nous car on y voit pas grand chose. Et là où le titre fait fort, c’est que ce côté très obscur ne fait pas office de cache-misère pour les graphismes.

En effet, cet opus bien qu’il ne soit pas au niveau des jeux les plus beaux de cette génération, reste tout à fait acceptable et sublimera sans l’ombre d’un doute votre écran.

Les animations de votre personnage, tout comme celle des ennemis sont parfaitement réussies. Et par ailleurs, selon l’endroit où vous tirerez sur les zombies, vos impacts se verront sur leurs corps, au point même de pouvoir les démembrer.

Néanmoins, les visages de Léon et de Claire ont relativement changé depuis le temps. Ils adoptent un style plus réaliste, et sont basés sur de vrais personnes. Ce changement de visage, surtout flagrant pour Claire pourrait ne pas plaire à tout le monde. Toutefois cette modification ne devrait pas trop déranger étant donné qu’il est fort probable que vous ne regardiez pas souvent le visage de votre personnage, mais c’était à préciser.

En bref, Capcom a su faire sa transition de plans fixes vers un jeu à la troisième personne pour ce remake.

Le hall du commissariat.

Un gameplay à l’ancienne mais aussi plus moderne

Comme nous venons de le dire, le jeu adopte une vue derrière le personnage, à l’instar des opus plus récents comme Resident Evil 4, 5 ou 6.

Néanmoins, certaines fonctionnalités comme le corps à corps après avoir sonné un ennemi ne sont plus. On récupère véritablement le gameplay de l’époque, à savoir viser, tirer (et bouger en même temps cette fois-ci), et taper au couteau. Avec l’ajout de quelques objets supplémentaires tel que des grenades ou des améliorations pour vos armes… Tant de nouveaux objets à gérer avec un inventaire qui se retrouve limité en espace, où il faudra donc gérer ses emplacements d’inventaire en s’aidant des fameux coffres de stockage.

Les puristes regretteront peut-être l’absence des rubans encreurs permettant de sauvegarder. Toutefois ces derniers sont présents dans le mode de difficulté le plus difficile. Il est dommage que ce ne soit pas simplement une option pour tous les modes de difficulté, étant donné que le mode hardcore ne pardonne absolument pas les erreurs.

Resident Evil 2 Remake n’adopte en ce sens absolument pas un côté plus action, mais retranscrit parfaitement le survival horror, de part le manque de munitions dans sa difficulté normale, et surtout la dangerosité de ses ennemis…

En effet, chaque zombie peut potentiellement devenir un danger et venir réduire vos chances de survie. Surtout que contrairement à l’opus d’origine, ces derniers peuvent vous suivre de pièces en pièces, à l’exception de certaines salles de sauvegarde.

Chaque ennemi se doit d’être abordé différemment. Par exemple, le Licker ne voit pas, mais peut entendre. Courir à côté de lui, et il vous sautera dessus. Marcher, et il ira lentement vers vous, mais sans vous attaquer. C’est ce genre de situation où si on est pourchassé par des zombies qui peuvent devenir dangereuses, et qui contribuent intrinsèquement au stress permanent du joueur, qui s’avère vraiment réussi.

Des surprises, et des énigmes

Capcom avait frappé fort à l’époque avec le remake de Resident Evil 1 avec certains changements. Par exemple les chiens n’apparaissaient pas au même moment dans ce dernier. Il en va de même pour ce remake de Resident Evil 2 où la première apparition du Licker ne se fait absolument pas au même moment. Si vous êtes un ancien joueur, il est fort probable que vous allez parcourir les couloirs du commissariat en guettant le moment où ce vilain monstre vous sautera à la gorge. D’autres modifications au cours de l’aventure ont lieu. Donc si vous êtes un vieux de la vieille, vous retrouverez le même plaisir ainsi que l’angoisse d’antan.

De surcroit comme je le disais, les puzzles reviennent. Néanmoins ces derniers de part leur absurdité pour faire telle ou telle chose, sans compter les va-et-vient incessants à travers tout le commissariat pourrait ne pas plaire à tout le monde. Ce sont des mécaniques qui étaient déjà présentes à l’époque, aussi appelé “backtracking”. Le remake respecte donc une certaine fidélité à ce sujet, et on ne ressent pas trop l’impact de ce dernier car des changements peuvent opérer dans les divers endroits que vous devrez retraverser.

L’inventaire, très limité.

Un temps de jeu correct

Resident Evil 2 Remake ne se démarque pas spécialement vis-à-vis de son jeu d’origine concernant la durée de vie.

Effectivement, il vous faudra à peine entre 6H et 10H pour terminer votre première campagne. Doublez ce chiffre si vous cherchez à faire un scénario A et B.

En soi, si vous souhaitez terminer les 4 campagnes et un mode bonus qui se débloquera après avoir fini le jeu, vous en aurez pour environ 25-30H.

Il s’avère que c’est tout à fait honorable. En général les survival horror sont rarement très long à finir.

Les rues de Raccoon City.

Une ambiance sonore horrifique à souhait

Si il y a bien quelque chose qui faudrait retenir de ce titre, c’est bien la bande son.

Véritablement, il est difficile de ne pas se sentir nerveux tout au long du jeu grâce à elle. Et pour cause, les râles des zombies s’entendent de loin, et le bruit qu’ils font lorsqu’ils tapent sur une porte pour l’ouvrir sont terrifiants. Chaque ennemi possède ses propres sons et sont facile à reconnaître. Définitivement, cette ambiance sonore vous permettra toujours de savoir si vous êtes en sûreté… ou pas.

Néanmoins on peut regretter une chose, c’est la quasi absence de musiques lors de votre périple, à contrario du jeu original. Ces dernières sont vraiment trop discrètes, bien que cela permet pour le coup de contribuer à l’écoute de tous les bruits environnants.

[TEST] Resident Evil 2 Remake, retour à Raccoon City
Resident Evil 2 Remake est assurément un bon crû. Que l'on soit un vieux de la vieille ou un joueur souhaitant se lancer dans l'aventure de ce survival horror, l'histoire permet à tous de ne pas s'y perdre, et donc constitue une excellente porte d'entrée pour commencer la série, tout en conservant quelques surprises pour les anciens joueurs. Son gameplay se veut plus moderne, ne reprenant pas pour le coup les plans fixes, et le titre le fait avec brio, tout en conservant bon nombre de mécaniques de son jeu d'origine. Proposant une durée de vie correcte pour le genre, et une ambiance sonore plus horrifique que jamais, Capcom a su montrer véritablement comment un remake se doit d'être réalisé. Chapeau bas.
Le scénario7
Les graphismes8
Le gameplay7.5
Le contenu7.5
La bande son8.5
Points forts
  • C'est joli
  • L'ambiance sonore qui fait vraiment peur
  • Des surprises pour ceux ayant joué au jeu d'origine
Points faibles
  • Beaucoup de va-et-vient
  • Mais des musiques trop discrètes
  • Les scénarios ont aucune action se repercutant sur l'autre histoire, contrairement à l'époque
8Bon
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