Crackdown est une série qui a vu le jour en 2007 sur Xbox 360. Aujourd’hui, environ 9 ans après le dernier opus, Crackdown 2 se voit doté d’une suite, tout en conservant son statut d’exclusivité à la Xbox One. Mais vaut-elle vraiment le détour ?

Jeu testé sur la Xbox One X.

Une histoire au ras des paquerettes

L’Agence, qui est une société qui œuvre pour le bien, se retrouve dans la ville de New Providence. Cette dernière s’avère être contrôlé par une organisation, Terra Nova, qui semble avoir une politique dangereuse pour ses citoyens. De part sa dangerosité, l’Agence va envoyer des agents surpuissants, que vous incarnerez. Votre rôle, déjouer Terra Nova et reprendre le contrôle de la ville.

Comme vous pouvez le voir, le scénario s’avère très cliché. Et la narration n’arrivera en rien à rendre l’histoire plus passionnante à suivre, et pour cause… Les cinématiques sont pour la plupart de simples successions de dessins. De plus, elles ne sont vraiment pas nombreuses. Il est donc très difficile de s’attacher à la trame, tant elle est inintéressante.

Retour en arrière

Visuellement, si vous avez joué au premier Crackdown, vous aurez l’impression de voir en face de vous le même jeu… En à peine plus beau.

En effet, Crackdown 3 accuse le coup et est très en retard techniquement. Les textures sont simples, et la plupart des décors et rues manquent de détail, car tout se ressemble.

Par ailleurs, il y a un cruel manque de vie dans les rues. Bien que vous puissiez croiser quelques civils et des voitures, il y en aura toujours que très peu.

Et si ce n’était que ça… Toutes vos armes, y compris les explosifs manquent cruellement d’impact. Jamais vous n’aurez l’impression d’utiliser une arme dévastatrice comme le lance-missiles. L’explosion bien que visible, ne dégage clairement aucune puissance, et c’est bien dommage.

Les explosions manquent d’impact.

Un gameplay qui ne se renouvelle pas

Tout comme les graphismes, vous aurez l’impression de jouer aux anciens. La maniabilité et toutes les mécaniques proposées sont extrêmement proches.

Effectivement, d’une part, le jeu ne se joue qu’en auto-aim (visée automatique) qui ne peut être désactivé. Ce fut déjà le cas avant, et ça permet de dynamiser légèrement les combats, car il est très facile de tirer sur tout ce qui bouge.

D’autre part, le corps à corps s’avère navrant. Il n’est pas évident de toucher les ennemis avec, et si vous chargez votre coup, ce dernier risque de partir à côté.

Une des rares bonnes idées du titre, c’est que les ennemis ont des sensibilités. Par exemple, l’utilisation des armes électriques feront des dégâts supplémentaires à vos adversaires robotiques. Là où contre des humains les dégâts seront en général normaux. Bien qu’il ne soit pas nécessaire d’exploiter les faiblesses, elles s’avèrent non négligeables. Il est donc bon de varier son équipement et de ne pas prendre que le même type d’arme à feu. Cela peut également se coupler à la régénération du personnage. En effet, pour récupérer sa vie, il ne faut pas prendre de dégâts pendant un certain temps. Hors, il est également possible de faire remonter sa santé ou son bouclier en tuant des ennemis. Quoi de mieux que d’exploiter les faiblesses pour se refaire une santé ?

Maintenant, pour rentrer dans le cœur même de Crackdown 3, sachez que l’une des particularités de la série est de pouvoir faire évoluer son personnage et de le rendre plus puissant. Que ce soit la force, l’agilité, la conduite, l’habilité aux tirs et aux explosions, toutes peuvent être augmentées en pratiquant ou en récupérant des orbes dispersés sur toute la carte. Ces derniers peuvent se trouver assez facilement car un bruit permet de les repérer.

Chaque aptitude vous permettra de réaliser de nouvelles actions. Par exemple, en montant l’agilité, vous obtiendrez la possibilité d’avoir un double saut, ou de foncer tout droit pendant quelques secondes dans les airs. Ou bien la force qui offre la possibilité de soulever des objets plus lourds comme des voitures, et de les lancer au loin.

En somme, on a vraiment l’impression de voir son personnage évoluer au cours du jeu, et c’est tant mieux !

Crackdown 3 reste amusant à jouer, pour peu que l’on soit pas trop exigeant.

Les parties en ligne

Lorsque l’on pense à un jeu en monde ouvert, il est tout à fait naturel de s’imaginer un multijoueur amusant à jouer seul, ou entre amis. Là où certains jeux d’autres développeurs ont réussi, Crackdown 3 se vautre totalement.

Véritablement, nous avons d’une part en face de nous une campagne pouvant être fait en ligne, mais uniquement avec un ami. Il est impossible de jouer avec des inconnus pour le moment. D’autre part, il est également possible de prendre part à deux modes compétitifs contre d’autres joueurs.

Deux modes, c’est vraiment peu. L’un consiste à tuer des joueurs et à récupérer des badges sur leurs cadavres, et l’autre à capturer des zones sur la carte. Ça n’est vraiment pas original, alors que pourtant les capacités que notre personnage possède aurait pu permettre la présence de modes plus ambitieux.

Et surtout, le multijoueur n’a littéralement aucun intérêt, à cause de cette fameuse visée automatique, aussi activée ici. Il n’y a donc pas grand chose à faire, à part viser, tirer, et éventuellement s’élancer dans une direction. Car oui, même les cartes ne proposent aucun objets à récupérer, à l’exception d’un orbe vous permettant d’utiliser un unique pouvoir temporairement.

La seule originalité qui était également un argument marketing, c’est de pouvoir tout détruire, ou presque. Cela marche plutôt bien et sans aucun ralentissement constaté, mais ça ne suffit pas à sauver le reste.

Nous avons donc là un mode en ligne totalement dénué d’intérêt, et il est très difficile de s’amuser plus de 5 minutes, tant l’ennui prendra le dessus.

Très court, et une bande son absente ou presque

Là aussi, Crackdown 3 ne brille absolument pas.

Il est possible d’aller à la fin directement, sans avoir à vaincre tous les boss, comme les précédents opus de la série.

Néanmoins, si vous cherchez à tuer tous les boss, et à faire tous les objectifs secondaires à l’exception de la collecte des orbes, vous en aurez pour environ 10H.

Et là encore où ça pose problème, c’est que ces objectifs secondaires n’apportent pas grand chose au scénario encore une fois, et se ressemblent tous. L’impression de toujours faire la même chose se ressent au bout de la première heure de jeu à peine.

Vous l’aurez compris, Crackdown 3 n’arrivera pas à vous tenir en haleine très longtemps, et ce même si vous voulez prendre votre temps.

Et comme nous le disions dans le titre de ce paragraphe, la bande son pose également problème.

Il y a très peu de musiques, et elles sont en général utilisées pour les scènes où il y a de l’action. Et donc effectivement, pour un jeu en monde ouvert, il est impossible de mettre la radio lorsque vous conduisez. Crackdown 3 donne vraiment l’impression d’un jeu bâclé à ce sujet.

[TEST] Crackdown 3 : on est tombé bien bas
Crackdown 3 est un jeu tout juste moyen. C'est le genre de licence que l'on préfèrerait ne pas voir revenir après 9 ans d'absence avec une qualité aussi faible. De fait de son statut d'exclusivité, il est tout à fait normal d'avoir des attentes d'un tout autre niveau. Cet opus s'avère en retard sur quasiment tous les points, comme les graphismes qui sont datés, ou le scénario très cliché, et court. Seul le gameplay solo sauve un peu la mise en proposant un certain dynamisme grâce à la visée automatique, malheureusement présente en ligne également. Que vous soyez un fan absolu de la série ou un nouveau joueur, il est peu probable que cet opus réussisse à vous contenter bien longtemps.
Le scénario4
Les graphismes4
Le gameplay solo6
Le multijoueur en ligne2
La durée de vie4
La bande son3
Points forts
  • Plutôt fun
  • Notre personnage devient plus puissant au fil du temps
  • La sensibilité des ennemis
Points faibles
  • Très très court
  • Le mode en ligne très mauvais
  • Techniquement très en retard
5Moyen
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