Moins d’un an après la sortie de Far Cry 5, Ubisoft reviens avec un épisode standalone dans le même univers que son prédécesseur : Far Cry New Dawn. Sorti en date du 15 février 2019, le jeu joue la carte du post-apocalyptique. Arrivera-t-il à faire aussi bien que son grand frère ? 

Scénario catastrophe ? 

Le scénario de ce jeu n’est malheureusement pas son point fort. Tout commence 17 ans après la fin de FarCry 5, les bombes qui sont tombées ont ravagé la moitié du pays. Les gens ont été forcés de vivre reclus, mais aujourd’hui, ils reviennent dans le monde où la nature a repris ses droits. 

Votre aventure commence dans un train avec le capitaine Thomas Rush qui a été appelé à l’aide par les gens de Prosperity pour les aider à reconstruire leur communauté. Pas de bol, votre train est attaqué par les ravageurs et les deux antagonistes principaux font alors leur apparition : les jumelles Mickey et Lou. Elle capture Thomas Rush alors que celui-ci vous pousse de la falaise pour vous sauver. 
Vous êtes alors récupéré dans l’eau, à moitié inconsciente, par Carmina Rye (fille de la taulière de Prosperity), elle vous ramène auprès des siens pour que vous les aidiez à prendre le dessus sur les deux sœurs et sauver le capitaine. 

Je n’irais pas plus loin dans la description de la trame, car même si ce jeu est un standalone (comprenez un épisode qui n’a besoin d’aucun autre pour être compris.), il faut quand même savoir qu’il est en lien direct avec le 5e opus de la série et que certains éléments de surprises vous y attendent (que vous ayez joué au jeu ou non). 
Malgré ce côté post-apocalyptique, et des méchantes se voulant être des durs à cuire essayant de mettre la main sur le territoire, dirigeantes des ravageurs et exterminatrices d’espoir, le jeu ne fait absolument pas mouche de ce côté-là. Les antagonistes sont fades et sans saveurs, et même si elles ont l’air complètement délirantes, elles ne font jamais peur et ne font jamais vraiment planer une trop grande menace. Même quand vous commencez à reconstruire votre base, qu’elles apparaissent, elles vous menacent vaguement avant d’envoyer une poignée d’hommes et finalement laissé tomber. 

Le scénario n’est vraiment pas le point fort du jeu.

 

Les “méchantes” Mickey et Lou

 

C’est de toute beauté !!!

Le jeu est assez beau. La modélisation des personnages est assez sympathique (bien que perfectible) et certain PNJ ont vraiment la classe (Carmina Rye et Nana en exemple). Petit bémol, c’est que leur synchro labiale n’est pas toujours au rendez-vous. 

Certaines zones du jeu sont magnifiques et à couper le souffle. Végétation luxuriante, fleur à foison (et détaillée à merveille), arbre, animaux. Tout y passe. On ne se lasse pas de regarder le paysage. Par contre ce genre de paysage idyllique ne fait en aucun cas post-apocalyptique et me pose un petit peu problème. Je m’explique : si on veut prendre comme point de comparaison Fallout qui est lui aussi un jeu basé sur la survie aux bombes nucléaires, ce jeu à un paysage bien plus marqué et bien plus à vif que celui proposé par FarCry New Dawn. Il faut rappeler que 17 ans seulement se sont écoulés après la tombée des bombes, et j’avoue que même si je trouve cela splendide, le fait de voyager dans un monde en floraison, avec des animaux partout ça me sort totalement du trip Mad Max que le jeu avait l’air de vouloir proposer à la base. 

Malgré tout le jeu reste beau à regarder même si certaines structures, belles de loin, laisseront à désirer une fois en face de nous. 
Une autre chose que l’on peut féliciter en termes de design, ce sont les jeux de lumière. Ils sont tout simplement réussis. Que ce soit le cycle jour nuit (avec des aurores boréales splendides), le passage de zones sombres vers des zones éclairées (et vice et versa). La lueur des torches et des feux de camp renvoient assez bien les ombres et permettent vraiment une immersion dans le jeu.

Même si c’est perfectible et pas assez adapté au post-apocalyptique à mon gout, le jeu ne démérite pas dans son design et ses graphismes.

 

Carmina Rye dans sa splendeur

Nana, une snipeuse sans pareil

 

Du RPG au FPS il n’y a qu’un pas.

Ubisoft a développé une tendance d’intégrer des mécaniques de RPG dans ses différents jeux. On peut prendre comme exemple la série des Assassin’s Creed. Pourtant même si cela marche avec ce genre de licence, je trouve personnellement qu’avec FarCry, c’est malheureusement en demi-teinte. 


Je m’explique : les ennemis et les armes ont des niveaux (allant du niveau 1 au niveau élite pour 4 niveaux en tout). Il devient donc difficile de one shot un ennemi élite en lui tirant dans la tête avec une arme de niveau 1 par exemple. Ce genre de mécanique est assez frustrant. Pour ceux qui ont joué à FarCry 5 ce genre de choses n’étant pas en place, on pouvait aisément si on le souhaitait et si on utilisait les bonnes armes, de voyager incognito en tuant d’une balle dans la tête les mécréants qui se dressaient sur notre route. Dans New Dawn, ce n’est pas le cas à moins de développer ses installations dans sa base principale (Prosperity), afin d’y débloquer des nouveaux niveaux pour utiliser les établis d’armes, etc. Les armes peuvent être améliorées, mais pas modifiée, et selon leur niveau donné par le jeu, seront plus ou moins puissantes (Spoiler : les armes élites sont les meilleurs et les plus puissantes). Même au niveau des compétences et de l’assassinat discret, il faut débloquer les talents nécessaires pour pouvoir tuer par-derrière un ennemi d’un niveau donné.

Bien que d’autres jeux ont réussi l’exploit de lier RPG et FPS (je pense notamment à Borderland.), ici le pari est raté et fait grincer des dents. 

 

Une arme et ses stats selon son niveau

 

Prosperity dans la prairie.

Prosperity est votre havre de paix, votre bastion, votre quartier général. Il va falloir la chouchouter tout comme elle vous à chouchouté quand elle vous a recueilli après l’attaque du train par les ravageurs. Cet endroit sera au centre du gameplay, puisque c’est grâce à l’amélioration des installations de cette base que vous pourrez utiliser diverses fonctionnalités. 


Vous pourrez débloquer énormément de choses : améliorer le niveau de votre établi d’arme, débloquer les voyages rapides (inexistant au niveau 0, puis disponible sur certains lieux au niveau 1 et ainsi de suite), améliorer l’efficacité des medikits etc. Bien sûr, chaque installation possède elle aussi un niveau qui sera améliorable grâce au nerf de la guerre de ce jeu, j’ai nommé l’éthanol. Cette substance sert de carburant dans cet univers et sert également à l’amélioration de votre bastion. 

Prosperity à 3 niveaux d’amélioration qui pourront être effectué grâce à des missions secondaires. Vous devrez récupérer des « experts » disséminés dans tout Hope County et les aider à résoudre leur problème pour qu’ils rejoignent votre cause. 

Pour récupérer la substance la plus importante, l’éthanol, il faudra soit prendre des avant-postes, soit récupérer des camions citerne conduit par les ravageurs, soit récupérer des colis largués régulièrement par avion. Une fois l’éthanol requis et les experts récupérés vous pourrez faire de votre camp une véritable forteresse.

 

Prosperity et ses différentes améliorations possible

Que faire après une guerre nucléaire ? 

Les activités qu’offre le jeu sont assez variées, bien qu’elles reprennent le principe de FarCry 5, elles font mouche et vous permettent de découvrir la région et de récupérer du matériel. Car oui pour fabriquer de nouvelles armes ou fabriquer des medikits, il faudra trouver du matériel partout sur la carte.
On retrouve différents types de quêtes : les principales qui font avancer l’histoire, les quêtes des experts qui vous permettent d’avoir de nouvelles installations chez vous, les quêtes de mercenaires qui vous permettent de recruter divers personnages hauts en couleur pour vous accompagner tout au long de votre aventure, les quêtes de cache secrète qui permettent de récupérer du « matos » et des point de talents pour améliorer votre personnage. Sans compter les multiples défis que propose le jeu (et qui offre également des points de talents.). Et les dernières quêtes, les avant-postes des ravageurs. Les avant-postes récupérés, peuvent être entièrement pillés, pour laisser la possibilité aux méchants de le récupérer, d’y installer des hommes de plus haut niveau et vous permettre de le refaire pour piller encore plus de ressource. Le tout s’enchaine assez bien et vous permet de vous tenir en haleine un certain moment. Il est clair que vous passez à côté de beaucoup de choses si vous négligez les quêtes secondaires ou bien le développement de votre base. 

Et pour les deux du fond, amateur de chasse, il est toujours possible de pêcher et de chasser différentes bêtes dans cet opus.

[TEST] Far Cry New Dawn, la tentation du post-apo
Malgré certains aspects qui peuvent fâcher, voir rebuter le joueur, Ubisoft nous livre un jeu assez plaisant à jouer. Il ne sera certes pas, élu jeu de l’année, mais il permettra de passer un bon moment. Compter une bonne vingtaine d’heure pour terminer le jeu en ligne droite et une trentaine en prenant votre temps pour découvrir les différents recoins du monde ainsi que les différentes activités proposées par le jeu. Si vous êtes fan de la licence ou si vous cherchez simplement un jeu pas trop long et sympathique, je vous le recommande aisément.
Scénario5
Graphismes9
Contenu8
7.3Note Finale
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