La licence Dishonored a un background passionnant alimenté, surtout, par un personnage mystérieux et intriguant : l’Outsider. Ce personnage neutre est celui qui donne des pouvoirs aux gens, qu’ils soient bons ou mauvais, et regarde les conséquences de ces actes. Vu comme une sorte de diable dans l’univers d’Arkane, l’Outsider a intéressé un très grand nombre de joueurs et je trouve donc que c’est une bonne idée de la part de Bethesda de conclure l’arc narratif de Corvo avec ce personnage et sa mort. C’est bien cela que nous propose ce stand alone : la mort de l’Outsider en nous mettant aux commandes de Billy Lurk dont l’objectif est l’élimination de cet Déité. Sur le même modèle que Dishonored 2 ,dont je vous invite à lire le test, c’est très bien conçu et je vais vous le prouver.

Un scénario expéditif mais suffisant :

Dishonored : la mort de l’Outsider nous met aux commandes de Billy Lurk qu’on avait déjà croisé dans Dishonored 2 sachant que c’est elle qui nous amenait aux lieux de mission. Dans ce nouvel opus, Billy part à la recherche de Daud, son mentor et l’assassin de l’impératrice Jessamine Kaldwin, le personnage à l’origine de la saga. On retrouve donc des têtes  et des histoires connues, ce qui permet une véritable conclusion à l’arc narratif autour de l’assassinat. Billy finit alors par retrouver Daud dont le projet est d’éliminer l’Outsider et Billy Lurk va le rejoindre dans cette démarche.

Le scénario est assez rapide, court mais ça reste suffisant car c’est un DLC stand alone à bas prix et que l’intrigue se conclut correctement. Cependant, je trouve dommage qu’on n’apprend pas énormément de choses sur la vie de l’Outsider et ses motivations alors que c’est le sujet de cette extension. De plus, je trouve que Billy Lurk est vraiment un personnage très plat, sans grande présence, ce qui est assez décevant au vu de l’écriture des personnages des opus précédents.

Tableau de bord de l’assassinat.

Du neuf et de l’ancien :

Le gameplay de ce Dishonored est proche de celui de la licence. L’infiltration est toujours au cœur du gameplay avec la possibilité de choisir sa façon d’appréhender les niveaux : meurtres, discrétion, foncer dans le tas. De même, les pouvoirs sont en accord avec l’orientation du jeu car ils sont toujours utile qu’importe notre façon de jouer. Cependant, il est dommage qu’on n’ait pas la possibilité d’améliorer les pouvoirs afin de les faire prendre une orientation de gameplay particulière. En effet, les pouvoirs ont un effet qui permet d’être utile dans n’importe quelle circonstance mais on n’a pas la possibilité de les améliorer pour qu’ils soient en accord avec un choix de gameplay comme c’était possible dans les précédents où on avait par exemple une branche d’amélioration plutôt assaut et une autre discrétion. Cette suppression des développeurs enlèvent le côté RPG du jeu, qui est pourtant l’un des gros points positifs de la licence. Personnellement, ça m’a gâché un peu le plaisir de jeu.

En revanche, on a des pouvoirs inédits et très sympathiques comme la semblance ou la possibilité de parler avec des rats. Le fait de pouvoir parler aux rats est très intéressant parce que ça nous permet de récolter des informations sur le niveau qu’on parcourt et ainsi d’appréhender certaines situations. Le deuxième pouvoir que j’ai évoqué, la semblance, est le nouveau pouvoir que j’ai trouvé le plus utile dans l’infiltration. Ce dernier permet de prendre le visage d’un individu inconscient, ce qui débloque beaucoup de possibilités et renforce le potentiel d’infiltration.

Bref, cet opus de la licence améliore le gameplay classique : FPS d’infiltration mais au détriment du côté RPG permettant une orientation de gameplay propre au joueur.

Un pouvoir astral permettant de circuler dans le niveau.

La sublime ambiance de Dishonored au rendez-vous :

La licence de Bethesda propose une ambiance Steampunk très prononcée en mêlant un environnement victorien avec des technologies avancées. C’est très beau visuellement et bien réalisé. De plus, on se trouve en face de personnages grotesques et caricaturaux, se fondant parfaitement dans cette ambiance et répondant aux codes de la licence. La bande-son est aussi en accord complet avec l’ambiance générale avec des thèmes répondant aux scènes de manière parfaite. Bref, une réalisation parfaite propre à la licence mais ça reste très subjectif.

Les couleurs sont belles, l’environnement…

…l’architecture.

Un rapport qualité / prix correct :

Dishonored : Death of the Outsider a une durée de vie de 7h en ligne droite. En revanche, c’est beaucoup plus long si on fait tous les contrats ( missions secondaires ). C’est donc très intéressant au vu du prix de 20€. De plus, les quêtes secondaires sont intéressantes, ce qui donne un intérêt à ces missions mais on ne comprend pas toujours comment les finir, les indications n’étant pas toujours très claires ( à moins que je sois tombé sur des scripts bugués ).

J’aime l’art.

[TEST] Dishonored : Death of the Outsider, la fin d'un arc.
La mort de l'Outsider marque la fin d'un arc de Dishonored et donc le départ de Corvo. C'est triste mais je pense que ça donnera un rafraîchissement à la licence. Ce dernier opus de l'arc est parfait pour marquer cette fin car il présente l'essentiel des points positifs de la licence avec un gameplay très bien conçu et une ambiance très appréciable. On attend tout de même une suite car tout n'est pas résolu.
Scénario7.6
Gameplay9
Ambiance9.5
Contenu8.5
Les plus
  • L'Outsider.
  • Le gameplay de la saga...
  • Une ambiance Steampung magnifique.
Les moins
  • Un personnage principal pas très charismatique.
  • ...sans la dimension RPG
  • Des missions secondaires pas toujours claires.
8.7Note Finale
Note des lecteurs: (1 Vote)
9.9

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