[TEST] God of War, un voyage initiatique

Des années après un God of War Ascension à la réalisation perfectible, on ne s’attendait pas à revoir Kratos dans une suite à God of War 3, mais plutôt dans des spin off, car la trilogie était finie, son histoire achevée. Pourtant, le studio Santa Monica a créé la surprise en annonçant une suite aux aventures du Dieu Spartiate. Et quelle surprise ! L’ambiance a changé, Kratos a vieilli, se situe dans des contrée nordiques et a un fils. Il semble que le Dieu de la Guerre se soit assagi et qu’il souhaite se soucier de l’éducation de son fils, il en a fini avec sa rage et sa vengeance. Mais la mort de sa compagne va le pousser à repartir en voyage pour exaucer sa dernière volonté et il semblerait que les Dieux n’en aient pas fini avec lui.

Un chef d’oeuvre scénaristique :

Comme je l’ai dit, God of War commence avec un Kratos vieilli, marqué par des blessures du passé. Il vient de perdre sa compagne, Faye, et se retrouve seul avec son fils Atreus. Il commence alors à l’entraîner physiquement et moralement pour entamer un voyage afin d’accomplir la dernière volonté de Faye : disperser ses cendres sur le plus haut sommet des neuf royaumes. Cependant, Atreus n’est pas prêt, il n’est pas aussi discipliné que le voudrait Kratos et est trop colérique. Kratos ne veut pas qu’il devienne comme il était lui, un Dieu plein de rage et motivé par la vengeance, c’est pourquoi il veut patienter jusqu’au moment où son fils sera prêt, qu’il est dur et qu’il ne lui révèle pas sa nature divine. Malgré cela, Kratos est très attentionné avec son fils mais leur relation est tendue car ils ne se comprennent pas et que Kratos n’ose pas s’ouvrir à son fils.

Cependant, les plans du Dieu grec vont être chamboulés par un Dieu scandinave, Baldur, fils d’Odin. Ce dernier débarque au domicile de Kratos et il semble chercher quelque chose. C’est pourquoi il interroge violemment Kratos et que ce dernier réplique avec la même violence, et le neutralise. Après cet affrontement, Kratos décide de partir car il sent le danger même si son fils n’est pas prêt. Il va donc faire le dernier voyage de sa compagne et le premier de son fils.

God of War est un chef d’oeuvre scénaristique. Le déroulement de l’intrigue est parfait et le travail sur la relation entre le père et son fils est exceptionnel. Le Dieu plein de rage qu’est Kratos se retient pour que son fils ne soit pas comme lui, il lui cache ses origines et son passé pour le préserver, pour qu’il ne le prenne pas comme exemple. Kratos veut tout lui apprendre pour qu’il soit bon et fort même si cela lui demande d’être dur avec lui. Atreus suit ses directives car il cherche son approbation même si son père reste distant. Les bases de leur relation seront froides mais elle va beaucoup évoluer, en même temps que les personnages et cela de manière très réaliste. C’est très bien mené et le qualité des dialogues nous immerge pleinement dans cette relation, engendrant une forte implication émotionnelle de la part du joueur.

Le seul inconvénient de l’intrigue principale, c’est qu’on est souvent proche d’arriver à la fin du voyage mais qu’à chaque fois, un événement survient pour nous ramener en arrière, c’est très frustrant et ça révèle un manque d’imagination pour les rebondissements. C’est dommage au vu de la qualité globale du titre car on a l’impression que le voyage est réduit à un simple fil conducteur.

En revanche, les personnes secondaires ne sont pas délaissés par la qualité du titre car ils sont très bien écrits tout comme les intrigues secondaires qui leur sont liées. La relation entre les deux frères nains, Sindri et Brokk, en est l’exemple parfait. Ces deux frères sont en froids au début de l’aventure mais plus on avance dans le jeu et plus on verra des tentatives de rapprochement entre les deux hommes, qui commenceront à travers des indices dans les dialogues. C’est vraiment très bien ficelé, la progression étant vraiment très réelle.

En dernier lieu, il faut parler du travail sur le nouvel univers dans lequel évolue Kratos. Le Dieu grec vit à Midgard, l’un des neuf royaumes scandinaves. Il a donc affaire aux Dieux et créatures de la mythologie scandinave. Cet univers est très riche et très bien dépeint car on apprend beaucoup de chose sur cette mythologie et on retrouve le côté réaliste de la sage God od War. En effet, les Dieux ne sont pas vus comme des êtres bienveillants, fantasmés mais plutôt, comme des êtres cruels, jaloux et remplis d’autres défauts. Ils sont souvent imparfaits, en accord avec la mythologie. Les développeurs ont fait un travail monstrueux sur la retranscription mythologique car malgré quelques libertés, on retrouve une justesse dans la vision de la mythologie scandinave.

Une journée normale entre un père et son fils.

Un jeu nerveux avec une petite dose de réflexion :

God of War est un Beat Them All comme tous les opus de la licence. Le principe est d’affronter des hordes d’ennemis avec un gameplay actif où on doit esquiver, attaquer, contrer très rapidement. Il faut donc avoir de très bons réflexes et s’adapter aux différents ennemis pour maîtriser les combats. Il faut aussi gérer une jauge d’ultime qui, une fois remplie, permet d’effectuer des coups dévastateurs en déchaînant toute la rage de Kratos. Les affrontements font gagner de l’expérience, celle-ci permet d’améliorer Kratos en apprenant de nouveaux combos afin de régler les confrontations de la manière la plus efficace et la plus classe. Sachant que c’est un God of War, on se retrouve aussi face à des boss énormes ou surpuissants ( voir les deux ), ce qui demande d’étudier leur mouvement pour trouver leur point faible, donnant une véritable satisfaction lorsqu’on gagne.

Tous ces éléments sont communs à la saga et ce nouveau God of War comprend aussi des mécaniques inédites. Tout d’abord, on remarque que la vieillesse a un impact sur ses mouvements car il est beaucoup plus lent dans cet opus. Ensuite, il a une nouvelle arme : une hache qui génère de la glace et qui peut être lancée pour toujours revenir vers son propriétaire, une arme plus lente, plus brute, pour un personnage plus lent. On note aussi la présence d’Atreus qui soutient Kratos en tirant des flèches et en distrayant les ennemis puis qui évoluera énormément par la suite, pour devenir plus efficace. En dernier lieu, on voit qu’on peut aussi modifier l’équipement de Kratos en lui mettant des armures plus puissantes, avec des effets différents, ce qui permet de choisir notre façon de jouer. On peut choisir une armure augmentant l’attaque ou une autre privilégiant la défense pour s’adapter à notre façon de jouer.

Ce nouveau God od War respecte pleinement les codes de gameplay de la saga en ajoutant des mécaniques en accord avec l’intrigue. C’est un bon défouloir, très bien maîtrisé, qui montre aussi la relation entre le père et son fils à travers leur soutien mutuel.

Le jeu dispose aussi d’une grande variété d’ennemis qui évite la répétition car il faut comprendre leurs mouvements et les anticiper à chaque fois.

Bien sûr, God of War n’est pas qu’un jeu violent et défoulant, c’est aussi un jeu de réflexion avec son lot d’énigmes. Il faudra donc bien étudier l’environnement et faire usage des mécaniques de gameplay notamment le gel de la hache pour atteindre l’objectif suivant. C’est stimulant mais les énigmes sont vraiment simples.

Salut ma belle ! On danse ?

L’art de flatter la rétine :

God of War est un jeu magnifique. Les environnements sont détaillés et on se retrouve en face de très beaux paysages qui sont dignes d’une carte postale. Cette impression de réalité se retrouve aussi dans les expressions faciales des personnages qui rendent les personnages humains tout comme les acteurs qui font vivre leurs personnages par la justesse de leur jeu. Cela rend le tout très immersif.

Concernant le nouvel univers du jeu, le thème nordique est pleinement respecté par l’ambiance grâce aux environnements enneigés et forestier mais aussi par la bande-son  aux influences scandinaves et épiques.

C’est juste magnifique.

Un contenu immense à découvrir :

God of War a une très bonne durée de vie. Il faut compter 30 heures pour finir la campagne principale et environs 20 heures pour effectuer les quêtes secondaires et explorer l’univers du jeu. En effet, God of War est un semi-open World car la campagne principale et les chemins permettant d’accéder aux zones sont linéaires, on passe par des couloirs. Néanmoins, il est possible de revenir en arrière et de découvrir de nouvelles zones. On peut donc faire plusieurs missions secondaires qui débloquent des zones secrètes, découvrir des histoires mythologiques et collecter des items typiques de la mythologie scandinave.

Il y a beaucoup à apprendre à travers les jeunes yeux de Atreus.

[TEST] God of War, un voyage initiatique
God of War, c'est un de ces jeux qu'on n'attendait plus, d'une licence qui semblait à bout de souffle et qui réussit l'exploit de relancer entièrement une licence. C'est un chef d'oeuvre vidéoludique de par sa narration, son gameplay, son ambiance, bref, absolument tout. Je le recommande vivement et au vu du cliffhanger de fin, je prédis qu'on reverra bientôt le Dieu de la guerre.
Scénario9.5
Gameplay10
Ambiance9.5
Contenu9.5
Les plus :
  • Une scénario magnifique...
  • Un gameplay défoulant, complet et agréable à prendre en main.
  • Une ambiance parfaite.
Les moins :
  • ... malgré l'impression d'avoir réduit le voyage à un fil directeur.
9.6Note Finale

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