Bonjour et bienvenu dans ce test d’Assassin’s Creed: Odyssey…

La série plébiscité revient pour un 11ème épisode consoles de salon, et près de 11 ans d’existence. Ce nouvel opus saura-t-il tenir ses promesses et apporter un nouveau souffle à l’une des franchises les plus prolifiques de la dernière décennie ? Il faut dire qu’on l’attendait au tournant, Ubisoft ayant attiré le joueur avec les sirènes d’une nouvelle aventure homérique…

Petite et grande histoires

Ce nouvel opus vous met dans la peau d’un(e) misthios, un(e) mercenaire spartiate prêt(e) à tout, ou presque, pour peu qu’une belle récompense en drachmes lui soit offerte. L’originalité de ce volet est le choix offert au joueur en début de partie entre un personnage masculin : Alexios, et un autre féminin : Kassandra.

Choisissez votre protagoniste avec soin : ce choix est irréversible.

De précédents jeux de la licence nous ont certes permis d’incarner une femme par le passé : Aveline de Granpré dans Liberation (l’opus PS Vita), Shao Jun dans AC Chronicles China (un spin off en 2,5D sur PS4) ; AC Syndicate sur PS4 permettait quand à lui de jouer le rôle de l’un ou l’autre des jumeaux Frye : Jacob et Evie. Toutefois, si Syndicate nous laissait alterner à loisir entre les deux protagonistes, le choix est ici irréversible, mais n’influencera que modérément l’intrigue. Vous êtes l’ainé(e) des enfants de Nikolaos, un général spartiate et fils de Léonidas, le fameux héros qui mena, en 480 avant l’ère chrétienne, 300 soldats spartiates contre la gigantesque armée perse.

Léonidas aux Thermopiles, dans une scène digne du film 300.

Suite à de tragiques événements, votre famille éclate et vous échouez inconscient(e) sur l’île de Képhalonia. Là, Markos, un petit truand local, vous prendra sous son aile et vous formera au métier de misthios. Quand un jour vous retrouvez la piste de votre famille, vous entreprenez une odyssée à travers tout le monde grec à la recherche de votre père, de votre frère/sœur et surtout, de votre mère. Hélas, vous n’êtes pas seul(e) à la rechercher et serez vite aux prises avec les membres d’un obscur culte aux intentions malveillantes…

Cet Assassin’s Creed est avant tout une histoire de famille.

La trame principale ne brille pas par son originalité : Vous incarnez un personnage à la recherche de son passé torturé et qu’une soif de vengeance pousse à affronter seul une puissante organisation, quitte même à confronter les membres de sa propre famille. On pourrait en dire autant de la plupart des protagonistes des jeux Assassin’s Creed…

La différence ici réside dans l’époque explorée : la Grèce du 5ème siècle av JC, soit près de 400 ans avant la fondation de la confrérie dans AC Origins. On est donc un(e) mercenaire qui, bien que rompu(e) aux techniques de mise à mort, n’est pas un assassin à proprement parler : pas de lame secrète, des assassinats qui ne tuent pas toujours (mais coûtent plutôt une partie de sa santé à la cible)… contre le culte de Kosmos, un des ancêtres des templiers.

Le lien avec les autres épisode réside dans la présence de la civilisation des précurseurs, ou Isu, une des thématiques récurrentes depuis le premier volume. On en apprendra un peu plus sur eux et, comme d’habitude, les artefacts laissés par eux seront au cœur du conflit entre le joueur et ses ennemis.

Mais, comme toujours avec cette série, la trame est surtout un prétexte à parcourir une époque et un lieu donnés, ici : la Grèce antique, et d’en rencontrer les acteurs. Vous serez donc amené à croiser une foule de personnages historiques, tels que Léonidas de Sparte, la pythie (l’oracle de Delphes), les politiciens Cléon et Périclès, le « père de la démocratie », le général Démosthène, les dramaturges Sophocle, Euripide et Aristophane, le médecin Hippocrate ou encore le philosophe légendaire, j’ai nommé : Socrate ! Il y à même des créatures mythologiques mais rares et nécessitant que vous avanciez pas mal dans l’aventure.

Socrate (ici à gauche) sera toujours prêt à vous proposer des débats philosophiques. C’est en outre un personnage très agréable qui vous fera sans doute sourire plus d’une fois.

Et comme toujours dans les Assassin’s Creed, vous suivez une « méta-histoire » qui se déroule dans le monde contemporain. Ici, c’est une suite directe d’Origins et le joueur assiste Layla Hassan, transfuge d’Abstergo (les templiers) ayant rejoint le camp de William Miles (les assassins), dans sa recherche de la vérité. Toutefois, la structure du jeu fait qu’on peut très facilement jouer des dizaines d’heures sans avoir affaire à elle, et que les quelques incursions dans le présent sont assez chiches en informations (outre les kilomètres de textes à lire sur l’ordi de Layla, sous forme de mails ou de dossiers…), ce qui rend l’immersion, l’attachement, l’intérêt difficile pour le joueur.

Cet aspect du jeu, bien qu’intéressant, n’a jamais très bien fonctionné depuis AC Revelation, quand le joueur incarnait encore Desmond Miles.

On retrouve Layla Hassan, un personnage intéressant, mais sous exploité.

This is Sparta !

Le gameplay des jeux Assassin’s Creed n’a cessé de se réinventer au fil des itérations. Très arcade dans le premier volume, dont le développement avait commencé comme un spin-off de la série Prince of Persia, et mettant l’emphase sur les talents d’acrobate d’Altaïr, il s’est affiné et complexifié avec les épisodes suivants. Bien sûr, il y eut quelques errements, certains épisodes étant jugés trop faciles, surtout pendant les phases de combat (notamment pour la trilogie américaine).

Une des constante était la multiplication des taches à accomplir, jusqu’à l’indigestion dans les premiers épisodes PS4 : lorsque vous chargiez la carte d’AC Unity, par exemple, une sensation de découragement vous saisissait en voyant les dizaines de coffres à ouvrir, de cocardes à glaner, de missions solo ou multi à accomplir, parfois plusieurs fois, sans oublier les failles Hellix, etc… Une carte complètement illisible tant elle était surchargée de petits objectifs pas forcement intéressants.

Syndicate, la version victorienne d’AC, introduisit de légères mécaniques RPG par le biais d’un arbre de compétences et de niveaux pour votre personnage, lesquels verrouillent vos pièces d’équipement.

Cette dynamique RPG sera conservée et améliorée dans Origins et on en trouve l’héritage dans Odyssey.

L’arbre de compétences d’Odyssey renoue avec une formule plus digeste que celui d’Origins. Ca ressemble plus à celui de Syndicate, avec trois grandes catégories et moins d’embranchements.

D’Origins, épisode acclamé par le public et la critique pour la façon dont il réinvente le gameplay de la série (même si, nous venons de le voir, certaines de ses mécaniques sont empruntées à des épisodes antérieurs, mais moins populaires, comme Syndicate…), cette odyssée reprendra la grande partie du processus ludique, tout en y ajoutant de nouvelles idées venant renforcer l’immersion du joueur et son implication émotionnelle dans la trame du jeu.

Aussi l’emphase est-elle une nouvelle fois mise sur l’exploration du monde ouvert. Et la Grèce, archipel aux nombreuses îles, se prête à merveille à ce type d’aventure.

La carte au début du jeu. Le joueur devra acquérir un bateau pour révéler de nouvelles zones. Attention toutefois au niveau des combats : s’aventurer dans une zone de niveau trop élevé peut s’avérer très risqué!

Le joueur et ses adversaires ont un niveau, de 1 à 50, représentant leur aptitude au combat, mais aussi les équipements qu’ils peuvent utiliser.

Si affronter un ennemi plus fort d’un ou deux niveaux n’a rien d’insurmontable, on sent tout de même la différence. Par ailleurs, les récompenses obtenues contre de tels adversaires risquent d’être inutilisables car de niveau trop élevé.

Inutile aussi de « grinder » les points d’expérience : le niveau global des ennemis augmentera en même temps que le votre : ainsi, dans les zones bas niveau, comme Kephalonia, les méchants seront un ou deux niveaux en dessous du votre, mais dans l’ensemble du monde grec, vous ne rencontrerez que des guerriers du même niveau que vous ou plus forts ; emmagasiner l’expérience ne vous donnera jamais un avantage écrasant.

Le jeu vous incite donc à progresser à votre rythme, en explorant l’environnement à votre guise, révélant de nouveaux objectifs optionnels ou lieux historiques ou non.

La base de donnée très indigeste des épisodes précédents laisse place à un mode “lieux historiques” sur la carte du monde, qui permettra de récolter quelques informations sur les sites visités.

Chaque lieu découvert donne des points d’XP et certains peuvent être explorés en détail pour une nouvelle prime, par exemple en tuant un ou plusieurs adversaires, en ouvrant des coffres, en brûlant le ravitaillement ennemi, etc…

Pour vos déplacements, comptez sur Phobos, votre fidèle cheval (un grand classique de la série depuis le premier épisode), et pour la reconnaissance, Ikaros sera vos yeux, à l’instar de Senu dans Origins.

Ikaros sera un précieux allié.

Mais ce qui vous fera courir des kilomètres, ce sont les missions. Il y a bien sur les chapitres du scénario, qui font avancer l’histoire, mais aussi des quêtes optionnelles relatives à un lieu ou un personnage, ou encore celles du panneau d’affichage. Ces dernières sont renouvelées régulièrement et certaines sont en temps limité. Inutile donc de s’évertuer à toutes les faire, on en verra jamais le bout. En revanche, il est tout de même utile de les accepter systématiquement pour les compléter de façon opportuniste : parce qu’on passe dans le coin, ou même sans y penser pour les quêtes de type contrat (par exemple : « tuez 20 archers », cet objectif a de fortes chances de se remplir « de lui même » à mesure que vous vaquez à vos occupations…). A la clé : XP, drachmes, matériaux et équipements, et même, pour certaines, de l’orichalque : un matériau extrêmement rare que vous pourrez échanger contre des armes et armures parmi le plus précieuses du jeu.

Tous ces gains ne seront pas de trop pour affronter les adversaires les plus costauds du jeu : d’une part les membres du culte de Kosmos, les principaux antagonistes du jeu, que vous pourrez traquer à loisir à travers le monde grec en récoltant des indices sur leur identité pour les démasquer.

En faisant tomber les différentes branches du culte, vous révélerez l’identité des sages, qui, une fois morts, vous ouvriront la voie du grand maître.

Les mercenaires, quant à eux, représentent des combats optionnels. Lorsque vous commettez des méfaits : vol, meurtre, etc… votre niveau de recherche augmente et d’autres misthios peuvent vous prendre en chasse. Ce sont des adversaires redoutables, mais ils rapportent des récompenses non négligeables, d’autant que certains font l’objet de contrats qui rapportent du loot supplémentaire !

En outre, vaincre ces ennemis fait progresser votre rang de mercenaire, ce qui débloque des bonus intéressants, comme par exemple des réductions dans les boutiques.

Si toutefois l’affrontement vous semble trop difficile, ou tout simplement que vous avez autre chose à faire, il existe 3 façons de faire baisser votre niveau de recherche : attendre de longues minutes caché dans un buisson pour que la prime expire, payer votre propre prime ou simplement liquider le commanditaire, mais qui se cache bien souvent dans un fort plein d’hommes en armes, ce qui peut entraîner d’autres meurtres, et donc inciter un autre PNJ à mettre une prime sur vous et donc, au final, se montrer contre-productif…

Ajoutons à cela des batailles navales qui ressemblent assez à celles de Black Flag, les canons remplacés par des flèches et des javelots et les phases d’abordage plus faciles, ainsi que des scènes de guerre dans lesquelles vous pourrez prendre le parti des athéniens ou des spartiates, qu’ils soient attaquants ou défenseurs.

Si vous affaiblissez suffisamment l’influence d’un dirigeant, une bataille pourra s’ensuivre. Choisissez votre camp (y compris, pourquoi pas, celui du chef dont vous avez sapé l’autorité!) et recevez de belles récompenses!

Pour vous assurer la victoire dans toutes ces épreuves, il faudra bien vous équiper, mais aussi faire preuve d’habileté.

Outre vos compétences de base : attaque légère, lourde, parade, esquive et assassinat. Vous devrez acquérir des aptitudes via l’arbre de compétences.

Le coup de pied spartiate, hommage au célèbre « This is Spartaaaaa ! » du film 300, vous sortira de bien des situations (peut être même un peu trop…), un regain de santé vous évitera la mort et les nombreux mouvements au corps à corps ou à l’arc vous permettront de créer votre style de jeu.

Ces différentes aptitudes dépensent une barre d’adrénaline (que l’on charge en assénant des coups aux ennemis) et demandent quelques secondes de « cool down » avant de pouvoir servir à nouveau.

Le système est à la fois intuitif et dynamique et permet de bien varier le gameplay.

Vous acquerrez rapidement une seconde roue de compétences pour varier encore plus les plaisirs, ainsi que la possibilité d’équiper deux armes. Cela peut être très pratique pour passer du combat armé au combat à mains nues (en équipant pas de seconde arme), qui permet d’infliger des attaques non létales.

Drôle d’idée, me dites vous, d’infliger des attaques non-létales dans un jeu qui s’appelle Assassin’s Creed…

C’est qu’un soldat assommé peut être recruté dans l’équipage de votre navire et une bête peut devenir votre animal de compagnie (par le biais d’une compétence).

C’est super classe d’être accompagné d’un loup, d’un lion ou d’un ours, mais ne vous attachez pas trop : les bêtes sont assez allergiques à l’eau et ne vous suivront pas d’île en île et ont, en outre, la fâcheuse tendance à redevenir sauvages quand vous rechargez votre sauvegarde…

Recrutez des nouveaux membres d’équipage à l’issu de quêtes ou en assommant vos adversaires pour vous donner l’avantage dans les combats navals.

 

Quand je débarque avec ma lionne, les ennemis font moins les malins.

Enfin, la grande nouveauté de cet épisode est le choix.

Il vous est souvent possible de faire un choix lors d’une conversation, qui influe bien souvent sur le déroulement de la quête : choisir la diplomatie ou la violence pour résoudre un conflit, aider un PNJ par pur altruisme ou se faire payer en bon mercenaire…

D’autres choix auront des conséquences plus significatives : doit-on sauver la famille de pestiférés pour faire plaisir à votre jeune amie, ou la laisser mourir pour éviter que l’épidémie ne se répande ?

La réponse dépend souvent de la morale du joueur, mais l’issu presque toujours irréversible.

Le souci est qu’on ne sait jamais si un choix va avoir des conséquences importantes ou non, on peut donc se retrouver à faire tout un tas de choses pour pas un drachme parce qu’on suit une voie vertueuse, alors qu’un autre choix n’aurait eu pour seul effet que de remplir notre bourse…

Dès les premières minutes du jeu, vous serez confronté à la nouvelle mécanique de choix.

Certains choix vous permettront également de nouer des romances avec les PNJ, et ce, indépendamment de leur genre et du votre, de leur age, dans le cas d’une dame âgée, voir de leur nombre, quand vous prenez du bon temps avec Alcibiade et ses amis…

Cette option n’apporte pas grand chose : on assiste à un magnifique fondu au noir et… c’est tout. Les scènes de sexe ne sont pas montrées, mais surtout n’ont aucune conséquence. Chacun reprend son chemin comme si de rien était, sans même laisser de numéro de téléphone.

Romance avec Odessa, prétendue descendante d’Ulysse.

 

Une épopée homérique !

L’aventure offerte par cet Assassin’s Creed est épique et vous donne un grand sentiment de liberté, que ce soit dans votre exploration, que dans votre style de combat ou dans certains choix qui vous seront offerts.

Elle est portée par une direction artistique fabuleuse et une réalisation de qualité.

Les environnements visités sont beaux et assez variés, tout en donnant une impression de cohérence.

Les lumières sont magnifiques et dynamiques, avec un cycle jour/nuit très convaincant. Seul hic : dans certaines phases sous l’eau, on peut se retrouver un peu perdu, mais l’ensemble fonctionne très bien.

Les environnements sont très réussis.

Les personnages sont également très convaincants : détaillés et bien animés, y compris au niveau des animations faciales. Bien sur, un traitement particulier a été réservé aux héros qui ont bien plus de mouvements et une garde robe titanesque (notez que le jeu prend la peine d’ôter le casque de votre personnage lors des cinématiques pour que vous profitiez des expressions de son visage).

Les différentes pièces d’équipement modifient l’apparence de votre personnage.

Le tout tourne très bien, avec du 30 fps constant sur un PS4 classique et jusqu’à 60 sur PS4 Pro ou avec une bonne config sur PC.

Les bugs, qui étaient légions dans certains épisodes (quand Ubisoft s’était mis en tête de sortir un jeu de la licence chaque année et négligeait un peu le débogage…) sont ici assez peu fréquents : il arrive parfois que le jeu freeze quelques secondes, ou que des ennemis morts aient des bugs de collision, mais rien qui affecte drastiquement l’expérience de jeu.

D’un point de vue sonore, c’est efficace, mais pas transcendant. Le design sonore est bon et immersif, mais les musiques, plutôt cantonnées à des musiques d’ambiance, sont assez dispensables.

En bref : une aventure aux dimensions très satisfaisante, servie par une réalisation de qualité : un excellent opus de la saga Assassin’s Creed!

Test réalisé par Matriper sur PS4 classique

Version commerciale fournie par l’éditeur

[TEST] Assassin's Creed: Odyssey sur PS4, One et PC - Nom de Zeus!
Ce nouvel opus d'Assassin's Creed a su s'appuyer sur les formules à succès de ses prédécesseurs pour proposer une expérience efficace, vous plongeant dans un univers vaste, dans lequel il y a toujours quelque chose à accomplir. On prend plaisir à arpenter les magnifiques environnements de la Grèce antique à pied, à cheval ou en bateau. De petits problèmes de gameplay rendent parfois l'expérience un peu trop facile, comme dans les batailles navales qu'on peut gagner sans se fatiguer en mettant les adversaires à l'eau à grands coups de pieds spartiates (les pauvres marins ne savent pas nager...) ; mais les différents niveaux de difficulté satisferont tous types de joueurs. Avec facilement 100h de jeu, c'est une véritable odyssée qui vous attend.
Le scénario75%
Les graphismes90%
Le gameplay90%
Le contenu100%
La musique60%
Les points positifs
  • Un univers très vaste avec de nombreuses choses à faire.
  • Un rendu graphique très efficace pour une direction artistique de toute beauté.
  • Une durée de vie conséquente.
Les points négatifs
  • Certaines mécaniques sont un peu faibles (ex : le coup de pied qui permet de cheeser la plupart des combats.)
  • Quelques inovations, mais ça reste malgré tout assez proche de la formule d'Origins.
  • Comme d'habitude, l'histoire dans le présent est confuse et trop peu exploitée.
83%Note Finale

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