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La bataille des FPS de fin d’année débute par la sortie d’un dénommé Battlefield 1. Depuis il a été rejoint sur le ring par Titanfall 2 (de la même écurie EA) et le sera bientôt par le Call of Duty de 2016 : Infinite Warfare. Alors que vaut notre premier challenger?

Pour commencer, pourquoi appeler Battlefield 1 le cinquième opus canonique de la saga? Et bien car celui ci prend place dans guerre à l’origine de toutes les guerres, celle au cours de laquelle se sont croisés les conflits armés et la production de masse, celle qui à élevé la mort au rang d’industrie. Les soldat l’appelaient la der-des-der, la guerre sensée mettre fin à la guerre, l’Histoire nous prouve qu’ils avaient tords. Autant dire qu’Electronic Arts avait beaucoup de matière à traiter étant donnée l’ampleur du conflit. Le bon point c’est qu’ils ont trouver une solution pour aborder cette guerre sous tous ses aspects, le mauvais point c’est qu’il manque quelques choses essentielles.

Battlefield 1 - E3

Un Battlefield sous le signe de la boue, des flammes et de l’Acier.

Commençons par une aberration sans nom : l’absence de l’armée française. Comment à t’on pu valider une décision pareille? Prendre un conflit français et lui retirer ses poilus reflète le chauvinisme des USA qui se place comme le grand sauveur de l’Europe. Ce qui est d’autant plus étrange que le jeu est développé par DICE, un studio suédois… En suite, ce Battlefield 1 aurait pu aller plus loin en plaçant le joueur au delà du Rubikon, dans la peau d’un soldat Allemand. Il est possible d’incarner les forces de l’axe en multijoueur alors pourquoi pas en solo? Ce choix aurait apporter beaucoup au propos du jeu qui est de dénoncer la boucherie que fut 14-18. Dans ce sens l’on aurait pu incarner un jeune allemand envoyé au front bien mal-grès lui pour combattre des idéaux qu’il ne partage pas forcément. Enfin, une telle prise de risque aurait fini de personnifier l’ennemi. Lui retirer son simple état de silhouette sur laquelle le joueur doit faire feu et lui donner une conscience de manière à ce que la pression sur la gâchette soit un choix moral et non un reflex. Car c’est là l’un des points forts du jeu. Dès l’introduction, avant même l’apparition du menu principal, le joueur est plongé dans la fureur d’une bataille. Les soldats chargent et les balles sifflent dans la rage insensée d’un no man’s land. A chaque mort, le nom et les dates de naissances et de mort de notre soldat apparaissent, au respawn nous voilà dans les bottes d’un autre malchanceux, jusqu’à la prochaine mort. Cette idée simple en apparence renforce l’impression d’un conflit aussi violent qu’irrationnel. Mettre un nom et des dates sur un avatar virtuel c’est lui conférer une existence bien réelle tout en donnant au joueur la volonté de le tenir sain et sauf. C’est fort et l’on apprécie qu’une grande licence comme Battlefield s’offre le luxe de faire évoluer un genre si structuré. Dommage toutefois que ce concept n’ai pas été conserver dans le multijoueur.

Battlefield 1 -14

Un FPS dans lequel on se demande : “Suis-je vraiment forcé de tirer sur cet homme?” , ça n’était pas arrivé depuis l’aéroport de Modern Warfare 2.

Pour être plus terre à terre, la campagne est divisée en cinq histoires contenant chacune entre deux et quatre missions. Toutes ces histoires ne sont pas directement liées entre elles mais permettent d’aborder la WWI sur plusieurs fronts et d’apprécier les différences de points de vues entres les différents soldats. Ces récits sont centrés sur un personnages précis (donc on perd le côté une vie = un soldat) et développent à chaque fois une courte histoire. Rien de bien folichons étant donné le format très courts de ces récits, toutefois les brides d’histoires et de relations font le job le temps de la mission. Sur la globalité de la campagne vous serrez à pied, à cheval ou en avion pour combattre des trains, dirigeables ou char d’assaut. Il y a de belles scène et le rythme sait osciller entre l’action effrénée et les moments de silences tendus. Dans les faits on remarque une avancée notable, en effet à plusieurs endroits le jeu vous laisse le choix entre l’action et l’infiltration. Une liberté que l’on apprécie fortement.

Battlefield 1 - 1

Les dirigeables sont impressionnants et apportent quelque chose aussi bien solo qu’en multi

Quelques mots au sujet de l’ambiance maintenant. Le jeu est clairement une réussite tant les visuelles et le sound design sont réussis. Que l’on soit en campagne ou bien en multijoueur le jeu est magnifique, plus beau encore que pendant la bêta. De la boue au désert en passant par les flancs de montagne du Vercord, tous les environnements sont sublimés par le Frostbite. D’ailleurs le moteur semble avoir été modifier pour mieux gérer les reflets là où les anciennes versions s’obstinées à vouloir tout faire briller…  En ce qui concerne la destruction (avouons le, on aime faire exploser choses), elle est toujours très bien gérée mais ne vous attendez pas à un résultat aussi impressionnant que celui de Bad Compagny 2. La raison? aucune idée, toutefois il arrive que certains murs de cèdent pas sous les coups de canons… C’est dommage mais peut être que DICE en a eu marre de designer des maps qui terminaient toujours  en gruyère. Enfin on note présence de quelques bugs éparses. Par exemple il arrive que des armes posées au sol ne puissent pas être récupérer sans raison. Quelques bugs graphiques se font aussi remarquer (vous trouverez beaucoup de vidéos très comiques sur Youtube) mais nous n’en avons jamais fait les frais.

Battlefield 1 - livestream-043

En multi ces forteresses mobiles sauront vous faire peur….

Enfin du côté du multijoueur vous retrouverez tous les modes de jeu qui ont fait le succès de la saga ainsi qu’un nouveau intitulé Opération qui vous fera vive des batailles dantesques. On déplore toutefois la perte du système Levolution qui modifiait les cartes de Battlefield 4 pendant le jeu (un barrage qui cède, une tempête qui fait dériver un navire…). C’est regrettable car ce petit système apportait quelque chose au conflit en rendant l’environnement moins statique. Toutefois les parties multijoueurs allant jusqu’à 64 joueurs, il n’est pas rare de ressentir un sentiment grisant d’être au milieu d’un vrai conflit. De plus, les différentes classes s’avèrent complémentaires ce qui encourage le jeu en équipe. A cela s’ajoute le grand nombre de véhicules utilisables (de la moto et son side-car jusqu’à la forteresse mobile en passant plusieurs types de blindés), le cheval, les avions de combats et autres bombardiers… il y en a vraiment pour tous les goûts. Pour contrer ces véhicules, vous trouverez aussi des armes fixes sur le terrain comme des cannons de campagnes ou des mitrailleuses.  Au registre des micro-transactions, on retrouve le season pass qui fournira son lot d’extensions pour le multijoueur (4 sont prévues pour le moment) ainsi que le retour des Battlepacks qui délivrent des accessoires au hasards.

[TEST] Battlefield 1 : le retour aux sources.
Battlefield 1 est un très bon FPS et un bon jeu de guerre. C'est un plaisir d'oublier les guerres modernes voire futuristes pour revenir à des conflits un peu plus anciens. Repeindre la première guerre mondiale est aussi un devoir de mémoire même si les historiens vous rappellerons que ce jeu prend beaucoup de libertés avec les faits et fait l'impasse sur le pire ( Attaques au gaz, guerre de position...). Si vous cherchez un bon FPS, très beau et plaisant à jouer en multijoueur alors ce Battlefield est fait pour vous.
Campagne 7.5
Multijoueur 10
Plaisir de jeu 10
Graphismes10
Absence de bug7.5
9Note Finale
Note des lecteurs: (2 Votes)
8.2

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