Resident Evil 0 est un jeu sorti originellement sur la GameCube, et se retrouve aujourd’hui dans une version remasterisée, sur PS4. Mais est-ce qu’un vrai travail a été effectué derrière, ou bien ce n’est qu’un simple portage ? Réponse dans ce test.

Le scénario

L’histoire se déroule peu de temps avant Resident Evil 1, et vous apprendrez ce qu’est devenu l’équipe “Bravo”, qui a disparu dans le premier opus. Vous incarnez Rebecca Chambers, et vous êtes en route vers les alentours du fameux manoir pour enquêter, mais un incident se produira et vous vous crasherez en hélicoptère. Changement de mission, vous allez devoir récupérer Billy Coen (qui s’est échappé d’un autre convoi), car ce dernier a été condamné à mort pour meurtre.

Et le jeu commencera enfin, dans un train en marche, où vous trouverez Billy que vous laisserez en liberté, car son aide vous sera précieuse, et pour cause, les zombies rôdent…

La trame de cet opus n’a absolument rien de sensationnel, en soi vous n’apprendrez pas beaucoup de choses. Vous reviendrez un petit peu sur les origines du virus T, et ferez la connaissance de James Marcus. Cependant, la fin quant à elle est plutôt “touchante”.

Malgré que le jeu se déroule avant le premier opus, je vous conseillerais plutôt de faire ce dernier d’abord, et seulement ensuite d’attaquer cette préquelle, car vous vous ferez spoiler sur un élément majeur de l’intrigue.

Un véritable travail sur les graphismes

C’est beau, tout simplement. Le jeu est passé au format 16/9, et les décors ont été retravaillés, ainsi que les effets de lumière, pour donner un rendu tout simplement magnifique. Et aucun plan ne fait exception, c’est détaillé du début à la fin de l’aventure.

À l’époque de sa sortie, tous les personnages affichés à l’écran étaient aliasés, ce n’est également plus le cas aujourd’hui. De quoi profiter des vilains zombies au maximum.

Ceci dit, malgré ce superbe travail, tout n’est pas parfait, entre autres lors des chargements, lorsque les portes s’affichent car elles semblent moins travaillés, mais ce n’est en rien dérangeant. Mais ce qui pique surtout la rétine, ce sont les cinématiques en images de synthèse, qui n’ont pas été retouchés, et qui accusent donc le temps passé… C’est véritablement dommage tant le choc graphique est violent.

Par ailleurs, si vous préférez le rendu 4/3, il est possible de le sélectionner dans les options.

Non, ce n’est pas le manoir.

Un gameplay légèrement revu

C’est un Resident Evil à l’ancienne, et vous retrouverez par conséquent les plans de caméra fixe ainsi que d’autres mécaniques.

Pour commencer, les déplacements, deux choix vous sont proposés, soit comme à l’époque, soit de manière “moderne”. C’est-à-dire que les mouvements sont bien plus fluides, et vous vous dirigerez directement dans la direction choisie en courant. Cela apporte une certaine fraicheur aux déplacements car ce n’était pas toujours évident il y a plus de 10 ans en arrière, et encore moins aujourd’hui.

Tout le reste n’a pas changé. Il vous est toujours impossible de tirer et de vous déplacer en même temps, mais cela aurait rendu le jeu bien trop simple.

Et justement, le point fort, c’est véritablement le bestiaire. Ce dernier est bien plus varié que les opus suivants. Vous retrouverez les indémodables zombies, ainsi que les chiens et les hunters. Mais surtout, des singes qui sont des ennemis résistants, qui font d’énormes dégâts et qui sont très mobiles. Vous croiserez également des crapauds, des insectes, des chauves-souris, tout comme ce que l’on appelle des “Simulacres de Marcus”. Cet ennemi, lorsqu’il est dans le coin, fait jouer une musique bien particulière, et pour cause, c’est tout simplement un enfer tellement il peut être dangereux si l’on n’a pas l’équipement adéquat. En bref, de quoi mourir de bien des façons lors de votre partie.

Et le cauchemar pour certains, le retour de l’inventaire à place limitée. À raison de 6 places maximum pour Billy, ainsi que pour Rebecca, il vous faudra faire des choix lors de l’aventure. Dans les autres opus de la série, lorsque ce cas se présentait, il suffisait tout simplement de déposer les objets superflus dans un coffre, mais pas ici, et c’est l’une des originalités de cet épisode, vous pouvez tout déposer par terre, et venir les récupérer plus tard. C’est dans un sens pratique, mais ça peut aussi vous faire perdre un temps considérable lors de votre partie si vous devez chercher un objet essentiel qui se trouve à l’autre bout de votre position.

L’autre différence que cet opus a apporté, c’est le système nommé “Partner Zapping”, vous permettant de switcher d’un personnage à l’autre. De fait, à divers moments du jeu, vos deux personnages seront séparés, et vous devrez rester concentré sur deux lieux à la fois. Dans ce cas, le seul moyen d’échanger des objets entre les deux protagonistes est d’utiliser une machine. Et honnêtement, lorsque vous passez une minute pour envoyer un seul objet, cela risque de rapidement vous ennuyer… Néanmoins cela n’arrivera que quelques fois lors de votre partie, ouf !

Le mode Wesker, l’ajout majeur de ce remaster

Après avoir fini le jeu, vous pourrez le refaire avec Wesker qui remplace Billy.

Et qui dit Wesker, dit la possibilité d’utiliser ses pouvoirs, car c’est celui de Resident Evil 5. Vous pouvez décider de courir extrêmement vite, ou alors de charger une attaque qui fera d’énormes dégâts aux ennemis. Cette dernière est capable de tuer en un seul coup un zombie, et ce sans utiliser de munitions.

C’est tout. Les cinématiques avec le moteur du jeu vous montrent Wesker mais avec la voix de Billy, et celles en images de synthèse montrent Billy, et non Wesker. Au final on peut considérer ce mode comme un changement d’apparence avec deux petites spécificités, ce qui limite donc très rapidement l’intérêt. Une petite phase bonus supplémentaire n’aurait pas été de refus pour exploiter un maximum ces nouvelles possibilités.

Wesker.

Une durée de vie correcte, surtout pour son prix

Le jeu est proposé seul à 19,99€, et à 29,99€ environ en bundle avec Resident Evil HD Remaster. Vous en aurez pour environ 8 heures de jeu la toute première fois que vous le terminerez, ajoutez à cela le mode Wesker, et le mode “Leech Hunter” qui vous tiendra en haleine une heure environ si vous souhaitez le compléter à 100%.

La durée de vie est assez équivalente à tous les autres opus old school de la saga.

Une ambiance musicale réussie

Les musiques sont dans la veine de ce que l’on a l’habitude d’entendre, c’est-à-dire des compositions horrifiques, tout comme de simples sons d’ambiance pour chaque zone du jeu. On est plongé dedans, et le simple fait d’entendre les râles des zombies que l’on ne voit pas contribue au stress tout au long du jeu.

Le doublage anglais quant à lui est plutôt bon.

Test de Resident Evil 0 HD Remaster : les zombies en haute définition
La remasterisation graphique de Resident Evil 0 est réussie. Le jeu émerveille du début à la fin, avec des décors en haute définition et des effets de lumière qui rendent le tout absolument magnifique. Ajoutez à cela un gameplay à l'ancienne légèrement retapé pour être plus fluide, il est indéniable que cet opus plaira à tous les fans old school de la saga, et qui, cerise sur le gâteau, pourront s'amuser à tout défourailler avec un mode bonus qui permet de jouer Wesker une fois le jeu terminé.
Le scénario6.5
Les graphismes8
Le gameplay8
Le contenu7
La bande son8
Points forts
  • Pas cher
  • Une remasterisation graphique réussie
  • Un gameplay plus fluide
Points faibles
  • L'histoire, sans plus
  • Les graphismes des cinématiques en images de synthèse
  • Le mode Wesker qui n'apporte qu'un défouloir
7.5Correct
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