[TEST] Jurassic World : Evolution – Dinosaures et jeu de gestion, un mélange sympa

Jurassic World : Evolution est un jeu de gestion basé sur les films cultes Jurassic Park. Néanmoins, lorsque l’on parle de jeux vidéo qui ont comme base un film, le résultat est souvent décevant. Mais dans le cas présent, nous nous retrouvons avec un jeu de bonne facture.

Test réalisé sur une PS4 classique.

Comme nous sommes en face d’un jeu de gestion, n’attendez pas réellement d’histoire. Votre seul véritable objectif est de faire prospérer chaque île pour en débloquer des nouvelles. Par ailleurs, le jeu inclut en son sein un codex qui vous permet de connaître plus en détail tous les dinosaures du jeu.

La manette : pas un handicap

Il est bien normal de se poser la question lorsque l’on évoque ce style de jeu qui est surtout adapté pour un clavier souris. Bien des jeux par le passé n’ont pas su faire la transition entre le PC et la console.

Pour autant, Jurassic World : Evolution s’en sort plutôt bien. Les boutons ont été disposés de sorte à ce que l’expérience ne soit pas compliqué à prendre en main. De fait, vous retrouverez des raccourcis sur certaines de vos touches… et c’est là que l’on se rend compte très rapidement de l’adaptation remarquable sur une manette, car vous les utiliserez souvent puisqu’elles sont associés à des actions qui deviendront très importantes à force de progresser dans le jeu.

En bref, pas d’inquiétude concernant les commandes, cet opus réussit là où d’autres n’ont pas su le faire.

Une réalisation graphique à la hauteur

A moins d’avoir déjà un parc bien rempli et que vous cherchez à zoomer, vous ne devriez pas rencontrer de réels problèmes de framerate, la PS4 classique tient bien le coup.

Et c’est une belle performance car Jurassic World : Evolution rend plutôt bien à l’écran, bien qu’il soit possible d’observer du clipping lorsque l’on bouge la caméra dans le parc. Rien de bien gênant ceci dit car vous n’y prêterez sûrement pas attention.

Par ailleurs, ce qui est intéressant de voir ce sont les mouvements des dinosaures. Chacune des bêtes de votre parc bouge à sa manière, un certain travail a été effectué de la part des développeurs. Néanmoins, ce sont lors des combats entre dinosaures que le bât blesse, où les animations sont plutôt pauvres.

Les mécanismes de base

Lorsque vous débutez le jeu, vous allez rapidement comprendre que votre objectif est de gérer un parc de dinosaures, sur différentes îles, bien qu’une seule soit débloquée au début. Pour obtenir les suivantes, il suffit tout simplement d’atteindre un certain nombre d’étoiles sur une île, ce qui correspond à la satisfaction globale des visiteurs vis-à-vis de votre parc sur plusieurs critères, tel que la diversité des dinosaures ou la sécurité.

Mais tout d’abord, vient la construction de votre parc. Selon l’île, vous débuterez peut-être avec des installations déjà en place.

Une fois la phase de tutoriel passé, vous allez vite vous rendre compte d’un premier soucis, qui est la construction des bâtiments. En effet, le soucis provient du terrain qui ne s’adapte pas automatiquement aux structures que vous souhaitez placer, les rendant donc impossible à bâtir. Bien que le terrain soit modulable via des outils, ce problème peut très rapidement gâcher le plaisir de jeu et vous faire perdre un temps considérable.

Néanmoins, une fois que votre bâtiment a été placé, il faut relier celui-ci à une route pour qu’il soit accessible et l’alimenter grâce à des pylônes électriques. Vous vous en doutez peut-être, mais qui dit pylônes, dit gestion de l’électricité.  Chacune de vos structures consommeront plus ou moins de courant, vous obligeant à construire des centrales électriques supplémentaires, et donc, des coûts supplémentaires. C’est un aspect intéressant car lorsque vous débutez, il faut choisir entre le risque de trop construire et d’avoir une lourde facture électrique, ou d’attendre avant d’avoir un parc qui fonctionne avant de voir plus loin. Et si vraiment la situation vous échappe, il est tout à fait possible de couper le courant d’un bâtiment bien spécifique.

Toujours concernant les bâtiments, ceux-ci se composent en différents groupes. Vous avez ceux qui serviront surtout aux visiteurs, qui sont de l’ordre de la boutique de souvenir, du restaurant, de l’hôtel… Et vous avez les autres, qui vous seront indispensables pour créer des enclos de dinosaures entourés de clôtures… ou bien tout simplement pour débloquer des choses.

En effet, vous avez la possibilité par exemple de construire un centre de recherche. Celui-ci vous permet comme son nom l’indique, de faire des recherches pour par exemple trouver des remèdes à des maladies, obtenir des variations de vos dinosaures en modifiant l’ADN, ou débloquer des améliorations pour certaines de vos structures. Vous l’aurez compris, c’est donc un passage obligatoire dans votre parc sans quoi vous ne pourrez aller très loin.

Un autre bâtiment d’une importance cruciale, c’est tout simplement le centre des expéditions. Ce dernier est très utile pour envoyer une équipe fouiller une zone, et espérer trouver des fossiles, qui eux vous permettront via un centre des fossiles, d’obtenir de nouveaux dinosaures. Et justement, parlons-en…

Le centre de recherche.

Nos amis les dinosaures

C’est très probablement l’aspect le plus intéressant du jeu. En plus d’avoir un certain nombre de dinosaures à votre disposition (qui sont à débloquer), chacun d’entre eux ont des besoins spécifiques.

En plus du classique herbivore et carnivore, il est possible de légèrement personnaliser vos dinosaures via l’ADN, et vos grandes bêtes pourraient préférer être seul, ou bien adorer être en groupe. Tout comme la taille des lacs, de la prairie ou de la forêt sont à prendre en compte. Par conséquent, vous ne pouvez pas mélanger n’importe quel dinosaure avec d’autres de ses confrères, sous risque de provoquer un combat de dinosaures. Ou pire encore, la destruction de vos enclos car ces derniers pourraient chercher à s’échapper, et là ce sont vos visiteurs qui courent le risque de se faire manger. Pour éviter le drame, il est possible de construire des abris où vos visiteurs pourront se réfugier, mais pour régler définitivement le problème, il faut faire appel aux véhicules d’intervention.

Accessible via les touches de raccourcis de votre manette, ou directement en sélectionnant le bâtiment, vous devez dans un premier temps endormir le dinosaure grâce à un hélicoptère que vous pouvez contrôler si vous le souhaitez. Ensuite il suffit d’appeler un autre hélicoptère non jouable cette fois-ci pour choisir où vous souhaitez déposer la bête endormie, ou la vendre.

Mais votre enclos quant à lui restera détruit. Pour le réparer, il vous suffira d’envoyer ou de contrôler une jeep à l’endroit en question.

Par ailleurs, votre dinosaure peut très bien contracter une maladie (ce qui deviendra plus fréquent avec différentes maladies à force de progresser d’île en île), et il faudra le guérir. Mais si vous n’avez pas développé le traitement médical de la maladie en question, il vous sera impossible de le guérir et vous prenez le risque qu’elle se propage, d’où l’intérêt du centre de recherche.

Tout cela sont des aléas qui peuvent survenir à tout moment, surtout si vous ne faites pas attention aux besoins de vos dinosaures, il faut donc faire les bons choix dans votre gestion du parc… car cela peut avoir de lourdes conséquences.

Des accidents à répétitions se répercuteront de facto sur votre note de l’île, avec un risque que les visiteurs vous attaquent en justice. Néanmoins, cela n’arrive que très rarement, et votre note remontera vite, même trop vite pour vraiment être impactant… dommage.

Les différents besoins de ce dinosaure.

Toujours quelque chose à faire

Il est difficile de s’ennuyer lorsque l’on découvre le jeu pour la première fois. Car en dehors des recherches que vous pouvez faire, vous avez la possibilité de demander, ou de recevoir régulièrement des contrats.

Ces derniers sont divisés en trois groupes, la division science, divertissement et sécurité. Des petits objectifs vous seront demandés, comme le fait de n’avoir aucun décès pendant quelques minutes. Une fois le contrat réussi, vous gagnerez des points dans la division en question… mais vous pouvez en perdre ailleurs. Cela peut sembler anodin, mais dans les faits les conséquences sur votre parc peuvent être désastreuses.

En effet, le risque est de subir un sabotage de la part d’une division mécontente. Vous subirez donc une coupure de courant à certains endroits de votre parc, qu’il faudra corriger à l’aide de votre jeep. Le soucis c’est que si vous utilisez des clôtures électriques pour prendre l’exemple et que vos dinosaures sont excités, plus rien ne les dissuadera de détruire votre barrière. Et là vous subirez une réaction en chaîne dans votre parc. Mais encore une fois, vu que votre taux de satisfaction remontera très vite, les sabotages n’auront en réalité pas un impact immense sur votre parc, si vous vous y prenez rapidement.

Par ailleurs, la nature peut se montrer capricieuse, et des intempéries peuvent se déclarer. Grâce à un appareil météo, vous serez capable de savoir si votre île va être touché par une tempête. Bien qu’il soit possible de mettre à l’abri vos visiteurs, vos belles bêtes peuvent s’énerver suite aux phénomènes météo, et il faudra donc être aux aguets.

En bref, la force de Jurassic World : Evolution c’est qu’il y a toujours quelque chose à faire, rester là à contempler votre parc ne suffira pas pour réussir.

La modification de l’ADN d’un dinosaure.

Long, mais répétitif

Vous en aurez pour un certain nombre d’heures si vous souhaitez absolument tout débloquer, néanmoins le sentiment de tourner en rond se fera rapidement ressentir.

Car bien qu’il y a plusieurs îles, une fois que vous aurez compris comment le jeu fonctionne, chacun de vos parcs ne vous poseront plus réellement de difficulté. Les seules différences étant les maladies ou les intempéries. Le jeu peine donc à se renouveler, et l’impression de refaire la même île mais avec une géographie différente se fera remarquer au bout de quelques heures à peine.

Ce sentiment est d’autant plus accru par la faible personnalisation de votre parc. Vous ferez globalement la même chose à chaque fois, il n’est donc pas vraiment possible de faire des parcs “à thème” sachant que la taille de vos îles est vraiment très petite. Oubliez les parcs gigantesques, vous devrez vous contenter d’une petite parcelle à chaque fois, ce qui est dommage surtout lorsque l’on parle de dinosaures.

Cependant, si vous vous posiez la question, il existe bien un mode libre, à débloquer toutefois. Celui-ci souffre également de la taille du terrain qui est trop petite, et bien que certaines options soient modifiables (comme la fréquence des maladies), il n’est pas possible de se la jouer avec de l’argent limité. En effet, aucun risque de faire faillite ici, ce qui est encore une fois regrettable puisque le mode libre n’est pas si “libre” que ça au final.

En somme, si vous êtes un simple amateur des jeux de gestion, les défauts énumérés ici comme la répétitivité et la relative facilité du jeu ne devraient pas vous déranger. Néanmoins, si vous êtes un habitué du genre, les limitations de Jurassic World : Evolution deviendront très rapidement un problème comme je le disais au-dessus.

La bande son

Les musiques du jeu collent parfaitement à l’ambiance, et se laissent écouter tout au long de votre partie.

Par ailleurs, les effets sonores ne sont pas en reste, c’est un véritable plaisir pour les oreilles d’entendre les petits bruits que feront chacun de vos dinosaures.

Et enfin, le doublage français est de très bonne facture.

[TEST] Jurassic World : Evolution - Dinosaures et jeu de gestion, un mélange sympa
Jurassic World : Evolution n'est pas un mauvais jeu de gestion, ni un simple jeu à licence. L'expérience qu'apporte cet opus est tout à fait honorable, mais sans transcender le genre. Bien que le jeu soit plutôt joli, la faible personnalisation de votre parc, et la relative facilité du jeu feront que si vous êtes un minimum habitué au genre, la sensation de tourner en rond pointera le bout de son nez très rapidement. Et inversement, si vous êtes un débutant, ce jeu pourrait constituer une bonne porte d'entrée au style, n'étant pas trop complexe.
Les graphismes8
Le gameplay6.5
La durée de vie6.5
La bande son9
Points forts
  • Agréable à l'oeil
  • Il se passe toujours quelque chose
  • Une bande son excellente
Points faibles
  • La personnalisation quasiment inexistante
  • La taille des parcs est trop petite
  • On s'ennuie vite si on est un habitué du genre
7Correct
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