Après Ni no Kuni : la vengeance de la sorcière céleste, Level 5 remet le couvert avec une suite intitulée Ni no Kuni 2 : l’avènement d’un nouveau royaume. L’histoire se passe des centaines d’années après le premier opus. L’avantage est qu’il n’y a pas besoin d’avoir terminé le premier pour apprécier le second. On prend le contrôle d’Evan à l’aube de son couronnement et du coup d’état qui le chassera de son royaume, le forçant à l’exil. Déterminé à créer un royaume aux millions de sourire, il fera tout pour y arriver.

I. Le scénario

Un scénario basique qui diviseLe scénario de cet opus est assez simple : Evan, prince Mistigris est chassé du royaume de Carabas après un coup d’état des Ratocrates. Il est alors sauvé par Roland (un visiteur d’un autre monde) qui va le guider et devenir son bras droit. Ensemble, ils vont chercher un endroit pour fonder un nouveau royaume, le royaume d’Espérance. Le tout se passe dans une ambiance bon enfant et assez naïve. Les actions d’Evan à travers tout le jeu, dégoulinent de bons sentiments et d’une naïveté parfois touchante, parfois agaçante.
Une fois le royaume mis en place notre but consiste simplement de le faire évoluer et prospérer ainsi que de signer un traité de paix avec les autres nations (même celle qui à essayer allègrement de vous tuer au début du jeu).
Ici on accroche ou on n’accroche pas. Ce qui peut nous faire tenir l’histoire entière c’est de voir de quelle manière le royaume va se développer et ce que nous veut le « grand méchant » de l’histoire qui est ici très anecdotique et assez relégué au second plan.
Les joueurs qui souhaite un scénario léger seront servi, ceux cherchant intrigue politique et machination passez votre chemin.

II. Les Graphismes

Des graphismes colorés et chatoyant.Il est dommage que le studio Ghibli ne participe plus au design des personnages, mais il faut reconnaitre que le jeu est magnifique et ressemble à s’y méprendre à un Ghibli. Les personnages bien que stéréotypé dans leur design, sont vraiment réussi. Les détails sont surprenants. Mais ce n’est pas vraiment le chara-design qui en met plein les yeux, mais les décors des villes et de certains paysages. Chaque ville et lieu, possède une atmosphère bien à eux. Par exemple la ville de Mécarbor, représente bien le côté industriel de par sa conception et son esthétisme.
On peut malheureusement déplorer par moment, certains léger ralentissement quand l’écran est surchargé ou encore des bugs d’affichage. Mais tout cela est vraiment peu de chose face à l’univers somptueux qui a été mis en place par les développeurs.

III. Le gameplay

Un Gameplay riche et multi genre.Comparé à son prédécesseurs qui utilisaient des familiers pour les combats, Ni no Kuni 2 s’inspire de grandes licences tels que Tales of ou YS pour les combats. Ils sont nerveux et rapides, en temps réel et la lisibilité est impeccable. Il est possible de changer de personnage durant le combat pour optimiser vos chances ou pour utiliser une compétence particulière. Ce système de combat est malgré tout en demi-teinte à cause de la facilité parfois déconcertante du jeu.
Mais outre ces combats dynamiques, le jeu se démarque par ses différents genres qui se rencontrent.Une fois notre nouveau royaume fondé on débloque deux nouveaux styles de gameplay.
D’un côté la gestion de notre nouvelle nation via le mode royaume et les escarmouches en escadron grâce aux opérations militaires.

Le mode royaume, permet la gestion d’Espérance en y installant des infrastructures et en permettant à vos habitants de les faire fonctionner. Vous y générer des revenus (qui ne sont utilisable que pour votre royaume et différents de de l’argent du jeu) qui vous permettront d’en monter le niveau et ainsi de suite. Ce mode peut être très prenant car il est assez vaste.
En plus des bâtiments que vous y construisez, vous pouvez récolter du matériel qui sera utilisable pour crafter des items, ou encore entamer des recherches pour améliorer vos sort, votre gain d’EXP, la qualité des items récupérer et j’en passe.

Le mode opérations militaire lui permettra de lancer des missions ou vous contrôler votre armée sur le champ de bataille. Chaque escadron a ses forces et ses faiblesses (à la manière d’un Fire Emblem avec le triangle des armes). Votre but sera ici de mettre en déroute les forces ennemies en face de vous tout en gérant vos escadrons (qui peuvent être à un nombre de 4 maximums). Ce mini jeu de stratégie est également prenant mais peut très rapidement être trop facile grâce aux différents bonus que vous pouvez ajouter avec l’expansion de votre royaume.

Il reste également l’exploration des « labyrinthes imaginaire » dans lesquels vous devez trouver la sortie tout en faisant attention au niveau de menace des lieux. Il existe 5 niveaux de menace et chaque fois qu’un palier est atteint les monstres présents deviennent plus puissants. A vous de trouver l’équilibre entre la fouille des lieux et la recherche de la sortie.

IV. Le contenu

Bien que l’histoire principale puisse vous prendre en ligne droite une trentaine d’heures, il ne faut pas oublier tous les à-côtés. A commencer par le mode royaume qui demande un certain temps de gestion, les opérations militaires qui prennent également du temps. Ajouter à cela des chasses aux monstres maléfique (monstre plus puissant que la normale et qui peuvent être un petit défi si on n’est pas préparé), la visite des labyrinthes imaginaires.Le point négatif du contenu est les quêtes secondaires malheureusement inintéressantes et répétitives au possible, mais paradoxalement elles sont utiles pour le recrutement de vos divers sujets pour améliorer votre royaume.
Leur structure est toujours identique : la personne souhaite rejoindre votre royaume mais ne viendra pas tant que vous n’aurez pas accompli une tâche pour elle (on est roi quand même). Il s’agit souvent d’un ou plusieurs objets à ramener ou de monstres à occire. Une fois fait la personne est recrutée et vous pouvez passer à la quête suivante. Ces quêtes sont très peu scénarisées et on peut très rapidement en faire une overdose à moins de s’accrocher.
[TEST] Ni no Kuni 2 ou le triomphe de la naïveté
Pour conclure, malgré les points négatifs que j’ai pu évoquer, Ni no Kuni 2 reste un jeu incroyablement divertissant. Certes il est naïf à souhait, mais on s’attache assez vite aux différents protagonistes et l’histoire nous transporte littéralement dans une sorte de conte dans lequel on assiste à l’éveil du roi Evan et de sa grandeur. Le jeu est un petit hymne à l’amour et à la paix ce qui fait énormément de bien. Ce jeu n’est pas forcément un « must have » mais il permet de se détendre sans prise de tête et de profiter d’un moment de calme, de joie et d’innocence.
Le scénario5
Les graphismes 7
Le gameplay8
Le contenu7
6.8Note Finale
Note des lecteurs: (1 Vote)
7.7

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