S'enregistrer

trois × deux =

Votre mot de passe vous sera envoyé.

Nous sommes en 1999, la guerre fait rage entre les consoles de salon et le monde du Pc accueille discrètement et sorti de nulle part, un « Ovni » vidéo ludique … Outcast : Second contact.

Développé au sein d’une petite entreprise Belge basée à Jambes «  Appeal », le jeu rencontre un franc succès, les récompenses pleuvent, qu’il s’agisse de l’Ost, de la révolution graphique liée à l’utilisation du voxel ou de l’écriture, tous s’accordent pour dire qu’il s’agit là d’un petit chef d’œuvre. Malheureusement, les projets suivants n’aboutissent pas, petit à petit, le studio se dissout et Outcast 2 ne verra jamais le jour.

Quelques années plus tard, ceux qui sont aujourd’hui considérés comme étant les dinosaures du Jeu Vidéo Belge, se retrouvent à inculquer leur savoir dans l’une des grandes écoles d’Infographie du pays. En 2014, une campagne Kickstarter est lancée par l’équipe pour faire revivre Outcast, les fans investissent mais le succès n’est pas au rendez-vous … le projet n’est pas abandonné pour autant et revient très vite sur les lèvres. Annoncée une première fois pour le printemps 2017, c’est finalement début de l’automne que « Outcast second contact » fait son apparition… La légende est-elle à la hauteur des fans ?

Le scénario

Définit comme étant un open world à la 3ème personne, l’histoire du jeu va vous plonger dans la peau du Seal « Cutter Slade ». Après une période de baroudage, son supérieur hiérarchique vient lui demander de rempiler pour une mission de la plus haute importance. En effet, les scientifiques de notre planète ont bien merdés et la terre risque d’y passer. Notre brave soldat est chargé de veiller sur une équipe de trois geeks ! En route pour la planète Aldepha ! Malheureusement, les choses ne vont pas se dérouler comme prévues et notre avatar va se retrouver propulsé au rang de messie par le peuple de la région, les Talans. Voici votre héro embrigadé dans le sauvetage de deux mondes distincts !

Résumer le scénario et l’histoire d’Outcast n’est pas chose aisée, il s’agit là du point fort de la production. Ne vous attendez pas à être dirigé … vous allez devoir parler à la population et vous renseigner sur le monde qui vous entoure. A l’époque, il s’agissait là d’une petite révolution … aujourd’hui, certaines lourdeurs et les emprunts multiples au monde de la SF entachent quelque peu le schmilblick. L’histoire se laisse cependant découvrir avec plaisir mais elle n’est clairement pas à la hauteur des productions actuelles !

Les graphismes

Graphiquement, si en 1999, on pouvait parler d’une prouesse technique ( utilisation du voxel qui impliquait un bon cpu ), aujourd’hui, ce n’est plus du tout le cas. La première chose choquante … les cinématiques 2D en semi-statiques … tout d’abord séduit, j’ai très rapidement déchanté en comprenant que le choix s’est orienté vers ce style par manque de temps et / ou de budget, dommage. La chose ne s’améliore pas lorsque la première image in-game se présente. Un intérieur d’habitation vide et laid, un autochtone qui colle parfaitement à la chose. Seul l’avatar principal s’en sort plus ou moins …

L’extérieur s’en sort un peu mieux, mais ne vous attendez pas à quelque chose de resplendissant. Alors bien entendu, par rapport au produit de base, le bon graphique est énorme mais ne vous y trompez pas, vous serez ici au royaume de l’instance et de l’architecture bien cubique construite en « tiles ». Si le jeu était sorti sur PS3, ok peut-être … mais aujourd’hui, c’est un peu tard. Quelques beaux décors tout de même à souligner :

Un comparatif PC / PS4 vous sera présenté ultérieurement !

Et pour le reste …

En termes de jouabilité, nous sommes à des années lumières de ce qui se fait aujourd’hui. Des séquences buggées ( ne cherchez pas plus loin que la petite séance d’entrainement du début … ) des sauts approximatifs, des gun fights soporifiques et pour combler le tout, des animations d’un autre âge. La palme revient à notre héro qui n’a d’un Seal que l’appellation. Le plus mauvais combattant de la plus mauvaise école d’arts martiaux du Pays ne bouge pas de cette façon … idem au niveau de son maniement des armes … il va falloir reprendre quelques cours de T.T.I. et de close combat.

Reste le sound design qui sauve plus ou moins les meubles. L’Ost est d’une très bonne qualité et digne d’un film ! Chose qui, à l’époque était très rare, aujourd’hui, ce n’est plus du tout le cas. Le doublage de Cutter Slade est réalisé par un célèbre doubleur, je vous laisse la surprise de le découvrir. Par contre, concernant les différents peuples de la planète, je trouve la chose très inégale et illogique. Entre un père et un fils qui ont un accent totalement différent ( alors qu’ils vivent ensemble depuis toujours au même endroit ! ) et l’utilisation d’un accent Africain sur une planète inconnue … sans parler du fait que tout le monde parle français … enfin voila quoi, ça date de 1999.

 

[Test] Outcast : Second contact sur PC & PS4
Le jeu est loin d'être parfait ! Graphiquement très moyen, seuls quelques décors « cartes postales » sortent du lot mais techniquement dépassé dans sa globalité. Les mécaniques de 1999 ne fonctionnent plus aujourd’hui, ou du moins je n’y adhère plus et le reste du jeu ne m’accroche pas assez que pour tenir sur la longueur. Si vous êtes über fan de l’aventure d’origine, foncez, le jeu est disponible à petit prix … mais si, comme moi, vous aviez apprécié le jeu à l’époque mais sans plus … gardez votre bon souvenir en tête et votre argent. Pour le reste du public, ceux qui découvrent Outcast, tout dépendra de votre curiosité et de votre envie de découvrir une histoire de SF qui emprunte beaucoup à ce qui est déjà connu … mais je doute que les joueurs actuels, de plus en plus exigeants, s’intéressent à une production qui aurait dû (re)sortir en 2009.
Le scénario7
Les graphismes4
La jouabilité3
Le son7.5
Le bonus nostalgie7
5.7Note Finale

4 Réponses

  1. Raszac
    Raszac

    Merci Geims pour ton retour des plus sincères, je comprends tout à fait ton point de vue. Dommage que tes attentes envers ce jeu ne soit pas comblées mais content de t’avoir donné l’opportunité de tester ce nouvel épisode !

  2. geims
    geims

    Tout à fait, graphiquement, le bon est assez conséquent. A la base, le terrain était en voxel, là pour le coup, c’est remodélisé. Par contre ça reste un système de tiles pour les constructions architecturales, on sent clairement les instances partout, idem au niveau de la faune et de la flore. Maintenant, même si la différence par rapport à l’original est conséquente, elle ne tient pas le choc face aux productions d’aujourd’hui. Difficile d’établir la note, il faudrait 2 tests distincts, le premier qui compare le jeu à l’original, le second qui le jugerait face aux jeux d’aujourd’hui.

Laisser un commentaire

Share This