Prêt à redevenir un sujet d’expérience? Après le succès de Portal 1, Valve a décidé de remettre le couvert en proposant une suite à son puzzle-game. Portal 2 reprend les bases qui ont fait le succès du premier épisode : la possibilité de créer des portails , des puzzles complexes et des dialogues bien écrits. Mais il ne s’arrête pas là, les énigmes sont beaucoup plus complètes grâce à de nouvelles mécaniques de gameplay, le scénario est plus intéressant et l’ambiance est beaucoup plus travaillée. 

Le retour chez Aperture Science :

Portal 2 commence dans le même centre de recherche que celui du premier opus, sauf que le centre est détruit en raison de nos actes dans Portal 1. Nous incarnons à nouveau un cobaye mais nous sommes bien logés car nous commençons dans une chambre, qui ressemble à celle d’un hôtel. Nous découvrons très vite que cette pièce nous maintenait en stase jusqu’au moment où on aurait besoin de nous pour une expérience, sauf que cette fois, on nous réveille parce qu’il y a un danger. En effet, nous sommes réveillés par une IA du nom de Wheatley parce que l’intégralité du bâtiment est en train de s’effondrer. Avec l’aide de cette IA, nous allons tenter de nous échapper d’une mort certaine mais malheureusement, Wheatley est très bête et suite à une mauvaise manipulation, il va réveiller une veille amie…

Le scénario de Portal 2 est très intéressant mais il est aussi très dense. On passe d’un événement à l’autre très rapidement, ce qui rend le tout assez compliqué à suivre. Néanmoins, l’intrigue est bien écrite et complète, on apprend de nombreux éléments sur le mystérieux institut ainsi que sur les IAs du centre, leur but et leur origine. Le cœur du scénario se déroule toujours à travers les dialogues, qui bénéficient toujours de la même qualité d’écriture mais ils sont répétitifs, l’essentiel des dialogues se résume aux blagues pas drôles et aux menaces de mort. C’est amusant au départ mais ça devient lourd sur le long terme. L’impression que j’ai, c’est que les développeurs n’ont pas voulu laisser de blanc dans les dialogues et ont donc rempli le vide entre deux sujets importants par des blagues ou des menaces. Cela dessert à l’écriture car le joueur aurait apprécié une pause pour assimiler les informations plutôt que d’avoir les mêmes interventions constamment, sur la fin, on en vient à connaître le moment où ça va arriver.

Danger !

Du puzzle en pagaille :

Le gameplay de Portal 2 est similaire à celui du premier opus. On est en vue FPS et on doit résoudre des puzzles dans une salle pour accéder à la salle suivante, à l’aide du Portal Gun, une arme permettant de générer des portails. Celle-ci permet de tirer un portail orange et un portail bleu qui sont reliés ensemble, ainsi lorsqu’on rentre dans l’un, on ressort par l’autre. L’utilisation des portails est au cœur du gameplay car c’est l’outil principal pour résoudre les puzzles. Mais il ne se limite pas à un usage de passerelle entre un point A et un point B, car il faut tenir compte de nombreux éléments pour les utiliser correctement. Par exemple, si on saute dans un portail, notre vitesse de chute est conservée lorsqu’on ressort par le deuxième, il est donc primordial de calculer notre vitesse pour finir certaines salles. Cette manière de faire usage des portails était déjà présente dans le premier opus mais Portal 2 s’est complexifié grâce à de toutes nouvelles mécaniques de gameplay se combinant avec le Portal Gun.

En matière de nouveauté, nous pouvons évoquer le faisceau lumineux qui nous maintient dans les airs tout en nous déplaçant doucement vers un point. Cette nouvelle mécanique permet notamment d’éviter de faire une chute mortelle ou de déplacer certains objets. Ensuite, nous avons aussi, en guise de nouveauté, une peinture particulière qui se décline en plusieurs coloris. Chaque couleur a un effet différent : le bleu nous permet de sauter plus haut, le orange nous permet d’accélérer etc… Il faudra donc placer ces différentes couleurs dans des zones précises pour résoudre les puzzles. Bien entendu, toute les nouveautés sont compatibles avec le Portal Gun et pour certains puzzles, il sera nécessaire d’anticiper chaque mouvement possible entre le faisceau, le portail et la peinture. Par exemple, on peut faire passer le faisceau par un portail pour déplacer la peinture qui sera tombée dans le faisceau afin qu’elle parvienne vers une zone particulière. Cela demande beaucoup plus de travail de réflexion mais c’est beaucoup plus gratifiant quand on trouve la solution et la facilité de prise en main rend le tout très agréable.

En plus de ce gameplay très complet, Portal 2 dispose aussi d’un mode coopération, différent de la campagne solo. Dans ce mode qu’on peut jouer en écran scindé, chaque joueur joue un robot armé d’un Portal Gun, ce qui implique deux fois plus de portails et donc beaucoup plus d’éléments à prendre en compte. C’est un mode amusant et bien pensé pour jouer avec ses amis car la coopération est vraiment nécessaire pour sortir de la salle notamment dans des cas de figure où la synchronisation est nécessaire. C”est une excellente idée de Valve car le jeu se prête parfaitement à la coopération et un mode multijoueur est tout ce qui manquait à ce gameplay très riche.

Cette passerelle est aussi une nouveauté, on peut se déplacer dessus et elle se diffuse comme de la lumière, ce qui permet de la faire passer à travers un portail.

Une amélioration visuelle depuis le premier opus :

Dans mon test de Portal 1, j’avais regretté le vide dans l’environnement de jeu car les détails importants étaient beaux et détaillés mais le décor était vide et terne. Portal 2 a toujours la même direction artistique mais les environnements sont beaucoup plus beaux et bien moins vides même si ça ne concerne pas l’intégralité du jeu, dans certaines zones, on a encore ce côté terne et vide. Cependant, le travail est bien là, c’est plus agréable, plus fourni et plus beau, il y a une véritable évolution depuis le premier opus. De plus, nous ne sommes pas cloisonnés dans le même environnement, contrairement au premier opus, ce qui évite une lassitude visuelle.

Le rendu visuel est en accord avec l’ambiance du jeu qui se veut scientifique futuriste et ce rendu est renforcé par des thèmes musicaux originaux et agréables, qui sont en revanche, pas forcément en accord avec l’ambiance du jeu mais en accord complet avec son humour décalé.

C”est mignon mais c’est terne…

Un jeu plus long, voir trop long :

Dans le test de Portal 1, j’avais indiqué que le jeu est trop court et que c’était dommage au vu de la qualité du jeu. Après avoir fait ce nouvel opus, je me demande si le format du premier opus n’était pas le format parfait. En effet, Portal 2 est plus long que Portal 1, il se finit en une dizaine de heures grâce au mode coopération. C’est une durée de vie très moyenne mais Portal 2 est un puzzle game et malgré le fait que j’aime ce genre de jeux, je me suis rendu compte que les puzzles de Portal 2 ne se prêtent pas à un jeu avec une grande durée de vie. Comme je l’ai déjà dit, le principe de Portal est de passer d’une salle à l’autre en trouvant le moyen d’ouvrir la porte pour accéder à la prochaine salle, ce qui devient vite répétitif. Qu’importe l’événement qui est survenu, on devra résoudre le puzzle dans une salle et au bout d’un moment, ça devient lourd.

En revanche, le mode coopération donne un vent de fraîcheur au jeu car ça change notre approche du jeu. Le mode n’ajoute rien à la histoire mais la possibilité de joueur avec un ami est très agréable surtout que ça complexifie le jeu, c’est un point très positif.

Non, après les 19 salles, on recommence une autre série…

[TEST] Portal 2 : Retour à Aperture Science
Portal 2 est le digne successeur du premier opus. Il conserve tout ce qui a fait le succès du premier opus tout en proposant des mécaniques inédites. C'est un jeu qui conviendra à tous les amateurs de puzzle-game mais le reste du public n'y trouvera pas forcément son compte car il devient lassant sur le long terme. Néanmoins, Portal 2 a de nombreuses qualités, il est beau, original et facile à prendre en main, seules sa longueur et sa répétitivité lui font défaut.
Scénario8
Gamaplay10
Ambiance7
Contenu7
Les plus :
  • Un scénario bien écrit...
  • Des mécaniques inédites très bien pensées !
  • Une amélioration visuelle depuis le premier opus...
Les moins :
  • ...mais ponctué de blagues pas drôles.
  • ...mais insuffisante.
  • Répétitif.
8Note Finale
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