Nouvel opus de la série Tales of, ce dernier, sorti exclusivement sur Playstation 3, se veut un peu différent dans sa manière de progresser qui donne la vague impression d’un jeu plus facile d’accès que ses prédécesseurs. Mais est-ce vraiment le bon choix ?

Le scénario

Petite originalité dans ce titre, au début de l’aventure, vous pourrez choisir entre deux scénarios, celui de Milla, et celui de Jude. Mais n’allez pas croire à deux aventures totalement différentes, ce n’est pas le cas. Le point de départ est différent, mais les deux protagonistes se rejoindront au bout de quelques minutes de jeu. Les seules différences notables sont quelques phases différentes, plus particulièrement vers la fin du jeu, et deux-trois quêtes annexes différentes. En bref, il est important malgré tout de jouer les deux scénarios pour le comprendre dans son intégralité.

En soi, le scénario de base est très simple. Milla veut détruire la “Lance de Kresnik”, car elle est dangereuse pour le monde. Elle sera aidée entre autre par Jude, et d’autres compagnons qui rejoindront le groupe au fil de l’aventure. Et comme à son habitude dans la série, cette histoire deviendra bien plus complexe au fil du jeu, au point même de vous surprendre quelques fois. La narration étant faite de temps à autre de superbes cinématiques dessinées lors des moments-clés qui réussissent à nous plonger totalement dedans. Ce qui fait qu’au bout de quelques heures de jeu, il devient difficile de lâcher la manette, pour connaître la suite le plus rapidement possible.

Autre habitude de la série, les saynètes, qui sont des petits dialogues qui interviennent de temps à autre, soit après une scène spécifique du scénario, soit suite à un objectif particulier comme le gain d’un certain niveau, etc… Et elles sont bien fichues. Comme toujours, elles réussissent à nous faire rire, sur des sujets à la fois improbable ou un peu plus pervers, il y a de tout. Et elles permettent également d’étoffer le scénario pour le coup, en apprenant des choses sur les protagonistes.

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Les graphismes

Même si les personnages sont toujours bien modélisés, les décors utilisés lorsque vous vous baladez sur la carte du monde font pâle figure. Dans ce jeu, vous êtes réellement dans les zones lorsque vous voyagez, et non plus sous la forme d’un petit monde comme avant. Même si ce choix est justifié (voir la partie gameplay), une bonne partie des environnements sont assez vides. On aurait aimé bien plus de détails pour le coup, en optant pour ce genre de carte du monde. Et on aurait aimé plus de variations dans le design des havres, on a l’impression de revoir le même plusieurs fois tellement les différences sont minimes.

Heureusement, le reste rattrape le tout. Comme je le disais, les personnages sont superbes en plus d’être charismatiques. C’est personnel, mais ils m’ont tous donnés une bien meilleure impression que ceux de Tales of Vesperia. C’est comme je le disais dans la partie scénario, il y a moyen d’être plongé totalement dedans, les personnages contribuant fortement à ce sentiment.

Et comme toujours, les effets spéciaux sont toujours aussi bons. On n’en demandait pas moins !

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Le gameplay

Avant de commencer, il est bon de préciser que l’on peut jouer jusqu’à 4 joueurs lors des combats, comme on a l’habitude dans la série, et il est toujours possible de choisir entre le mode manuel, semi-auto et automatique pour les commandes. Tout comme il est toujours possible de définir des stratégies bien spécifique si vous jouez tout seul pour vos partenaires.

Ici, on se retrouve avec un gameplay ultra dynamique, mais pas exactement identique que celui qu’on a pu trouver dans Tales of Vesperia. Les frappes fatales n’existent plus, mais à la place nous avons quelques éléments qui sont bons à utiliser et rendent les combats encore plus vif et stratégique qu’avant.

Il est possible de lier son personnage avec un autre personnage en combat, ce qui donne quelques particularités. Par exemple, si vous choisissez Jude, il sera plus efficace si vous avez tendance à tomber au sol, peut-être à cause d’une attaque d’un ennemi. Il vous relèvera très rapidement. D’autres liaisons sont utiles contre certains styles de combat de l’adversaire. Trouvez celui que vous avez le plus besoin dans le feu de l’action.

Mais la liaison ne s’arrête pas là. La barre de hors-limite, toujours présente, vous permet si vous l’utilisez, et en utilisant un Arte bien spécifique vis-à-vis de votre partenaire actuel, de faire des Artes liés, des combos dévastateurs, qui peuvent être enchainés pendant quelques secondes. Il est possible de changer de liaison pendant que vous foudroyez votre ennemi pour lancer d’autres Artes liés sans compter que les personnages qui ne sont pas en combat peuvent être appelés à tout moment, dont en hors-limite, ce qui assure un panel de combos encore plus élevé que ce qui se laisse paraître, et qui assure une certaine dynamique dans les combats, à condition de trouver les bons Artes liés. À ce jour c’est le gameplay qui m’a le plus enthousiasmé de toute la série. Testez, et trouvez les meilleures combinaisons possibles. Et comme d’habitude, les Artes Mystiques se font via cette barre.

Après un pari réussi sur l’aspect des combats, il faut aborder un énorme point noir du titre. Si vous aimiez les donjons compliqués, passez votre chemin. Pas besoin de se creuser les méninges… Si l’on a joué à Tales of Vesperia ou Tales of Symphonia, cette transition est un véritable choc. Peut-être est-ce pour rendre le jeu plus accessible ? Mais en soi, je trouve ce choix regrettable. Vous avez une histoire attachante, mais avec une progression quasiment en ligne droite. Rares sont les moments où vous aurez plusieurs chemins, il est impossible de se perdre. Sans compter que le jeu est bien plus simple que les précédents, et que vous n’aurez aucun mal à le finir en mode normal. C’est vraiment dommage.

Parlons désormais de l’aspect d’évolution pour vos personnages. D’abord, les capacités propre à chacun. Contrairement à d’autres opus, ici, en gagnant des niveaux, vous gagnez des “PE”, qui sont utilisables sur l’orbe de lys, une sorte de toile d’araignée. De fait, vous aurez à loisir de choisir les bonus que vous voulez avoir et spécialiser un peu plus votre personnage, même si atteindre le niveau maximal dans le jeu permet d’acquérir tous les bonus de l’orbe. Faire le bon choix sera judicieux pour la suite de l’aventure.

L’autre possibilité d’évolution, ce sont les magasins. Et c’est là que rentre en compte la nouvelle carte du monde. Vous pourrez trouver des matériaux un peu partout, soit sous la forme d’un sac, soit sous la forme d’un objet brillant sur un mur, un arbre… Ces derniers sont ensuite utilisable pour améliorer le “niveau des magasins”. Un plus haut niveau signifie de meilleurs objets à acheter. Le tout est divisé en cinq catégories, les armes, les armures, les accessoires, les objets, et l’alimentation (utile pour cuisiner des plats via le menu). Ici aussi il est important de faire le bon choix, au risque de rendre la suite de l’aventure plus compliquée. Si vous vous trompez, il est toujours possible de retourner récupérer les matériaux sur des cartes déjà explorées, ils reviennent aléatoirement. C’est au final à la fois un bon point et un mauvais point, selon votre manière de jouer vu qu’elle force à aller récolter des objets.

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Le contenu

On ne risque pas de s’ennuyer avant un bon moment. Comme je le disais au tout début de ce test, selon le scénario, il peut arriver que l’on ait des quêtes annexes différentes. Il faut donc passer par les deux histoires, ce qui assure déjà une excellente durée de vie, sachant qu’une histoire se finit en 35 heures environ en ligne droite la première fois. Mais attention, certaines quêtes annexes n’apparaissent qu’à certains moments de l’histoire, comme les opus précédents. Soyez attentif si vous ne voulez pas passer à côté, et encore plus particulièrement si vous cherchez à obtenir le titre qui consiste à faire 90 quêtes différentes, qui est infaisable si l’on s’y prend qu’à la fin du jeu. Et sinon oui, c’est un gros chiffre en apparence, mais une bonne partie des quêtes ne consistent qu’à parler. Mais ça ne retire en rien la durée de vie énorme du jeu.

Comme toujours, il est possible de passer par une “Nouvelle Partie +” en finissant le jeu, permettant de sélectionner divers bonus. Sauf qu’ici, obtenir les points nécessaires pour obtenir les dits bonus ne se fait pas directement en gagnant des combats. Pour se faire, il faut gagner des titres, qui rapportent plus ou moins de points, via des objectifs variés, comme augmenter un magasin à son niveau maximal, ou ouvrir un certain nombre de coffres…

En bref, si vous cherchez à vraiment tout débloquer, il est possible que vous dépassiez les 100 heures de jeu.

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La bande son

Je vais d’abord parler des voix. On a accès aux qu’aux voix anglaises, mais malgré tout, elles ont leur charme. Peut-être un peu inégal par moments, mais ce n’est rien de vraiment frappant. Mais cela n’excuse en rien la non présence des voix japonaises, il aurait été bon de laisser le choix des voix.

Les musiques sont plutôt bonnes. Certaines sortent clairement du lot et ont moyen que l’on s’en souvienne pour un petit temps. Malheureusement, tout le jeu ne partage pas cette même qualité sonore. À mes yeux, la qualité musicale devient excellente que vers les dernières zones du jeu. Celles d’avant se laissent écouter, mais il est peu probable qu’elles laissent une marque dans l’esprit des joueurs dans l’avenir, sauf quelques rares exceptions comme je disais au début.

Conclusion

Tales of Xillia est un bon jeu malgré ses défauts. Un scénario qui se laisse largement apprécier, et un gameplay encore meilleur que les précédents opus. Mais cette progression se voit trop différente vis-à-vis des autres jeux de la série, étant bien plus linéaire, même trop. Avec une difficulté de base relativement facile, il semble évident que cet opus a été fait pour toucher un plus grand nombre de joueurs en étant bien plus facile d’accès. Un choix qui risque de déplaire aux fans de la première heure.

Test Tales of Xillia
Le scénario9
Les graphismes8
Le gameplay9
Le contenu8
La bande son7
Points forts
  • Une belle histoire
  • Gameplay très efficace
  • Bonne durée de vie
Points négatifs
  • Trop linéaire
  • Pas assez de détails dans les décors
  • Voix japonaises absentes
8.2Bon
Note des lecteurs: (7 Votes)
6.1

2 Réponses

  1. Keyvin Billaud
    Keyvin Billaud

    C’est un très bon jeu, avec un graphisme, des combats et un design magnifiques. L’histoire tient la route, on s’attache petit à petit aux personnages personnellement.

    Contrairement a certains jeux, ce jeu est un jeu ou l’on peut jouer des heures entières sans s’épuiser. En 5 heures le jeu n’est pas fini est s’est ce que j’aime chez Tales of Xillia

    Petit problème, comparé aux autres opus de la série, je caractériserais celui-ci de plus simple, et de plus enfantin.

    8/10 😀

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