The Inpatient est un jeu d’épouvante paru il y a peu sur PS4 et uniquement jouable en Réalité Virtuelle via le PlayStation VR.

Pour commencer il faut savoir que The Inpatient se déroule dans l’univers d’Until Dawn, des mêmes créateurs. Vous voilà plongé dans le sanatorium à l’époque où il était encore en activité, bien avant les sombres événements que vous connaissez. Mais au registre de l’horrible, le sanatorium n’est pas en reste et vous ne tarderez pas à le découvrir à vos dépends. Comme à l’accoutumée nous ne nous étendrons pas sur les tenants et aboutissants du scénario mais plutôt sur les points positifs et négatifs de cette expérience. Toutefois sachez que le jeu est assez court au point d’en avoir fait le tour en quatre heures maximum.

VR fais moi peur

Si vous avez déjà eu l’occasion de jouer à des jeux ou expériences en réalité virtuelle alors vous n’êtes pas sans savoir que les sensations y sont exacerbées, la peur en tête de file. Quand le joueur est plongé dans le jeu, il ne peut pas dévier le regard pour se rassurer comme il pourrait le faire sur un écran classique. Le sentiment de présence est décuplé et le trouillomètre augmente bien plus rapidement qu’ailleurs. Cette simplification de la mise en place de tension est à double tranchant puisque les développeurs pourraient se reposer dessus et ainsi livrer un jeu flippant mais au final tout aussi fainéant qu’oubliable. The Inpatient se place dans une position ambivalente en essayant d’être à la fois très novateur tout en se laissant aller à certaines facilités.

test the inpatient ps4

Les couloirs du sanatorium n’ont rien de rassurant

Novateur tout d’abord pour son utilisation astucieuse des PS Moves dont nous vous reparlerons plus bas mais aussi par son recours à la reconnaissance vocale. En effet The Inpatient, tout comme Until Dawn avant lui, vous demande de faire des choix pour guider votre progression et ainsi créer votre propre histoire. Cependant, là où le jeu précédant proposait d’aiguiller votre aventure via des inputs précis, The Inpatient vous propose de faire une partie de ces choix à l’oral. Pour faire simple lors d’une discussion vous avez le choix entre deux réponses et vous devez lire à haute voix celle qui vous convient le mieux. Ainsi l’on renforce un peu plus l’immersion puisque vous prononcez vous mêmes les mots qui vont induire des conséquences…

test the inpatient pas4

Dites le à voix haute et subissez en les répercussions…

Le soucis avec la reconnaissance vocale couplée à la VR c’est que soit ça fonctionne très bien et vous êtes happé encore un peu plus par le jeu, soit il y a des soucis de compréhension de la part de la machine et vous voilà obligé de répété plusieurs fois la phrase voulue. Dans ce deuxième cas de figure vous êtes complètement sorti de l’expérience et le charisme de votre interlocuteur virtuel en prend un coup puisqu’il parait idiot au point que vous deviez lui hurler votre réponse pour qu’il la comprenne. Heureusement les cas de non compréhension sont assez rares et globalement le système fonctionne assez bien.

Au registre des facilités dénoncés plus haut l’on peut pointer du doigt l’utilisation de jumpscares, ces petits moment horripilants où l’on vous surprend avec l’apparition inattendu et brève d’un objet jumelée à un son saturé. Au cinéma cet effet est généralement annonciateur de film fainéant préférant jouer sur la peur épidermique plutôt que sur l’instauration d’une ambiance viscéralement horrifique. Ici c’est d’autant plus dommage que l’ambiance est travaillée et n’avait pas besoin de ces sursauts pour maintenir l’intérêt du joueur. Au passage les graphismes sont très correctes, notamment en ce qui concerne la modélisation et l’animation des visages, mais la résolution du casque PS VR ne rend pas hommage à tout ce travail.

test the inpatient pas4

Ce brave docteur sera toujours là pour faire flipper

Le jumpscare est un choix artistique comme un autre, vous savez ce que nous en pensons et chacun est libre d’apprécier ou non la méthode. Cependant le principal reproche que nous ayons à faire à The Inpatient est plus objectif: il s’agit de sa gestion des déplacements du joueur. En effet le jeu ne propose qu’une seule façon de se mouvoir dans cette antre des horreurs et c’est à l’aide d’un mouvement dit “naturel”. L’on parle de mouvement naturel quand le personnage in-game avance de manière fluide comme c’est le cas dans la plupart des jeux. Or en VR c’est ce type de mouvement qui génère de la motion sickness (le mal des transports) puisque le cerveaux ne comprend pas pourquoi les yeux lui disent que vous avancez alors que l’oreille interne indique que vous êtes statique. La sensibilité au motion sickness varie d’un individu à l’autre et votre seuil de tolérance peut  même augmenter si vous jouez souvent, cela dit chez certaines personnes c’est juste insupportable. La solution est simple il suffit d’opter pour un déplacement via téléportation, certes la TP diminue le sentiment de présence mais au moins vous ne risquez pas d’être malade pour le reste de la journée. Quoiqu’il en soit laisser le choix du mode de déplacement au joueur serait le minimum et c’est d’ailleurs ce que fait Skyrim VR.

[TEST] The Inpatient : Peur et Motion sickness
Points positifs
  • L'utilisation de la reconnaissance vocale
  • Utilisation intéressantes des PS Move
  • Liens avec Until Dawn
Points négatifs
  • Beaucoup de Jumpscares
  • Pas le choix du mode de déplacement
  • Déconseillé aux sensibles aux mal des transports
7.5Note Finale
Note des lecteurs: (0 Vote)
0.0

Laisser un commentaire