Cela faisait deux ans que l’on souhaitais s’y rendre et enfin le bon timing s’est présenté. Organisé au sein du Tokyo Big Sight (ce dernier porte bien son nom), le prix du ticket pour un achat sur place était de 2200 JPY (~16,70€) par jour contre plus de 20€ pour la Japan Expo. L’événement s’étend tout le long de la semaine avec des activités plus ou moins variées. La force de la convention nippone est la présence importante des créateurs d’Anime, des comédiens de doublage aux producteurs/réalisateurs de la VO. Let’s go to the Tokyo Anime Japan 2018 ! 

Fort de constater le plaisir de voir les vrais visages des personnages en version originale. Que cela soit au sein des conférences sur les 3 scènes réparties dans le hall principal ou à l’intérieur des stands des différentes entreprises assaillis par les fans et otakus en tout genre. En ce qui nous concerne, Nous avons eu la chance d’être accrédité par Netflix Japan pour la couverture de leur événement. De nombreux acteurs étaient présents, l’ambiance de proximité était agréable même si notre niveau en japonais fut limité.

Oui, oui, les cosplays étaient bien présents mais moins que nous l’espérions, vraiment déçu sur ce point surtout pour un samedi. Sans doute Dimanche a-t-il été plus garnis. En comparaison, ici une technique est très pratique pour les localiser, il suffit de suivre les flashs ou les masses circulaires de photographes amateurs. Heureusement pour nous, grâce à notre accès nous pouvions rentrer/sortir prendre l’air sans devoir repayer ou faire la queue à nouveau pour accéder au différent bâtiments.

À Paris, beaucoup d’éditeurs de jeux video payent au prix fort pour la promotion de leurs nouveaux opus, ici il y en avait très peu, trop peu. Nous avons pu aller à la rencontre des amis de chez Square Enix et la chance de discuter avec Elie, graphiste français sur un nouveau jeu VR présenté par l’éditeur et Inès, une amie de longue date travaillant dorénavant chez Bandai Namco au Japon.

Les deux questions étaient simples : “Qu’est ce que cela fait de travailler ici au sein de géants des jeux video et quelles sont les conditions de travail ?”

Leurs retours étaient plutôt mitigés. Elie nous a expliqué la grosse différence entre travailler au Japon et en France en particulier en ce qui concerne la direction artistique. Cela fait dorénavant un an et demi que ce dernier y est en poste. Très heureux de son travail, ses missions ont démarrés par la création des décors dans un premier temps afin de faire ses preuves puis au fur et à mesure les tâches sont devenus aussi complexes qu’intéressantes. « Le problème est qu’on est souvent obligé de tout recommencer car ceci ou cela ne conviens plus au chef » et cela n’était pas de tout repos, une phrase nous a choqué quand ce dernier avouait que finir sa journée à 23h était un horaire tôt dans le métier…

En tout cas vivement la sortie du jeu afin de pouvoir vous le présenter plus en détail.

In fine, L’Anime japan existe depuis 2014 (année du lancement de la nouvelle version de FragStorm) et souffre actuellement de sa jeunesse. Des concerts étaient organisés le soir mais nous préférons clairement l’engouement européen autour de la Japan Expo et de l’implication de ses visiteurs. Fait révélateur en ce qui concerne le Japon et la culture des Manga/Anime : cela ne représente qu’une infime partie de la population contrairement à ce que peuvent laisser penser les clichés envers ce pays atypique.

En comparaison :

Japan Expo 2017 : 238 241 Visiteurs VS Anime Japan 2018 : 152 331 Visiteurs

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